Zone africaine de libre échange : le Conseil de la nation adopte le projet de loi relatif à sa création

Zone africaine de libre échange : le Conseil de la nation adopte le projet de loi relatif à sa création

Le Conseil de la nation a adopté, jeudi, le projet de loi portant approbation de l’accord relatif à la création de la Zone de Libre échange continentale africaine (ZLECAF) signé en 2018 dans la capitale du Rwanda.

En vertu de ce texte de loi, il sera procédé à partir de 2021 à « l’annulation progressive » des tarifs douaniers dans le commerce interafricain à hauteur de 90% des taxes douanières sur une durée de 5 ans pour les pays en développement et 10 ans pour les pays africains les moins développés.

Quant aux 10 % restants, ils  représentent « les produits sensibles », dont un taux de 7 % qui sera libéralisé progressivement durant 10 ans pour les pays membres en voie de développement et 3 % pour les pays membres les moins développés, ce qui constitue un avantage important pour la protection du produit national, selon le texte, qui exclut le  taux de 3 % des clauses des tarifs douaniers, de la libéralisation tarifaire, soit l’équivalent de 491 tarifs.

 Il y a lieu de relever  que le volume actuel des échanges commerciaux algériens avec la ZLECAF est « très faible », car ne dépassant pas 3 % du total des échanges.

L’Algérie occupe le 20ème rang du total des pays fournisseurs du continent, dont  la plupart des pays ne font pas partie des communautés économiques africaines, induisant la faiblesse de la compétitivité des produits algériens, avec des taxes douanières de 45 et 65 %.

La balance commerciale entre l’Algérie et les pays africains a bondi de 78 millions de dollars en 2016 à 830 millions de dollars en 2019.

Avec cette adhésion, l’Algérie compte tirer profit du PIB du continent africain estimé à 2.500 milliards de dollars.

Ad.M.