Vente des actions Fertial : Le Veto de Djerad

Vente des actions Fertial : Le Veto de Djerad

A chaque jour,  son lot de « nouveautés » dans le dossier de Fertial, une entreprise qui ne cesse de changer de mains depuis sa création.

Outre la situation catastrophique de l’entreprise, conséquence directe des déboires, judiciaires d’Ali Haddad, dont le groupe ETRHB détenait 11,9% du capital de l’entreprise, née d’une privatisation partielle d’Asmidal au profit de l’Espagnol Villar Mir, Fertial est vraisemblablement condamnée à être encore une fois au devant de la scène.

En effet, et en  application de la décision judiciaire rendue contre le poursuivi débiteur Groupe ETRHB appartenant à Ali Haddad, requêtée  par la banque BNP Paribas El Djazaïr, agissant en qualité de créancier, en vertu d’un acte de nantissement d’actions, la Banque extérieure d’Algérie (BEA), s’est préparée à la vente aux enchères publiques le 25 du mois courant, de ces actions nanties et saisies,  estimées de 11,9 % sur un total de parts sociales cotées de 17%, que détenait le groupe privé ETRHB de Ali Haddad dans le capital de FERTIAL, et qui les avait hypothéquées auprès de la banque BNP Paribas El Djazaïr, contre l’octroi d’un prêt de 30 millions de dollars.

Les banques sont assurément dans leur droit de « récupérer »  leur argent, mais pourquoi c’est en ce moment même, que la vente refait surface sachant que le Premier magistrat du pays n’est pas encore rentré de sa convalescence ?

Le « timing » est-il vraiment bien choisit ?

La question est de taille.  En attendant de voir plus clair, il est cependant certain, que l’Etat, ne compte plus rééditer les mêmes scénarios du passé et laisser ainsi, une des entreprises, leader dans son domaine « naviguer à vue ».

Il y va de la souveraineté de l’Algérie. En effet, selon des sources proches, l’Etat compte bien se réapproprier son bien, « spolié par la Mafia politico-financière ».

Dans ce cas précis, il convient de rappeler qu’au mois de mars 2019, Sonatrach avait opposé un refus catégorique quant à la reprise par le groupe ETRHB des 17% des actions dans le capital de Fertial en faisant valoir le droit de préemption, mais sans que  l’opération ne soit finalisée.

La mainmise exercée à l’époque (par les hommes de l’ombre) sur les entreprises étatique ainsi que sur la toute la sphère économique et politique du pays a fait que cette reprise, tombe à l’eau.  En 2020, les choses ont bel et bien changé.

L’Etat, par le biais de Sonatrach et Asmidal, ainsi le Groupe Madar,  compte intervenir pour le rachat de ces actions, pour réapproprier enfin son bien et remettre Asmidal dans son giron. D’ailleurs, selon des sources proches du Palais du Gouvernement, le premier ministre Abdelaziz Djerad, se serait penché sur la question opposant un niet catégorique quant une éventuelle réédition des « erreurs du passé ».

F.H