Université : l’Algérie appelle à adopter de « nouveaux modes d’enseignement »

Université : l’Algérie appelle à adopter de «nouveaux modes d’enseignement»
L’Algérie a plaidé, par la voix du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique,  Abdelbaki Benziane, pour la nécessité d’adopter de «nouveaux modes d’enseignement» dans le Monde arabe, à l’instar de l’enseignement à  distance et l’enseignement à double vacation en raison de la pandémie du  coronavirus (Covid-19).
Dans son allocution par visioconférence lors de la réunion, ce mercredi,  des ministres arabes de l’Enseignement supérieur et de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALESCO) sur le thème « adoption d’un document de développement de l’enseignement dans la Monde arabe », le  ministre a, en effet, proposé l’introduction des nouveaux métiers pour cadrer avec le développement socioéconomique de nos pays à long terme, à l’instar de  l’intelligence artificielle, l’internet et la robotique, et ce, pour  améliorer la qualité de l’enseignement ».
« Les programmes d’enseignement doivent répondre aux standards  internationaux, à la faveur des formations assurées par les écoles supérieures de formation de l’élite », a-t-il dit. Dans ce cadre, Pr Abdelbaki Benziane a insisté sur l’impératif d’aller vers   « une école sans cartable », ajoutant que « les groupements numériques sont des  défis imposés par le développement des Technologies de l’information et de  la communication (TIC) pour accéder, en toute sécurité, aux sociétés du  savoir »..
Le ministre a insisté sur l’impérative « amélioration de la gestion des  établissements d’enseignement et de recherche pour passer de la gestion  basée sur l’approche administrative à la gestion basée sur l’approche  tournée vers le management » et  «l’ouverture de l’enseignement dans le  monde arabe sur la dimension humaine mondiale ».
Il s’agit, poursuit le ministre, de prendre en compte « les spécificités »  des communautés arabes, outre « la création d’opportunités pour le  financement des projets en accordant la priorité aux offres dans les domaines du développement arabe commun relatif à l’enseignement supérieur  et à la recherche scientifique».
Parmi les propositions du ministre, il y a lieu de citer « la possibilité  d’élaboration d’un programme de coopération, au titre du développement des  capacités entre les universités arabes et certains pays étrangers dotés de  grandes capacités en matière d’enseignement supérieur ».
Il a également proposé « la mise en place de mécanismes d’appui aux Etats  arabes qui en ont le plus besoin, notamment la création de l’infrastructure  nécessaire, le financement des travaux de recherche et l’octroi de bourses  d’étude, tout en encourageant les partenaires socio-économiques et  industriels à financer la recherche scientifique ».