Un journal suisse réserve un article dithyrambique à la Ghandi sahraouie : « Nos jeunes en ont marre du fait accompli marocain ! »

Un journal suisse réserve un article dithyrambique à la Ghandi sahraouie : « Nos jeunes en ont marre du fait accompli marocain ! »

Mieux vaut tard que jamais. Si la cause sahraouie n’a jamais laissé indifférente la communauté mondiale, il faut dire qu’elle a été pendant longtemps la victime d’une désinformation savamment orchestrée par le Makhzen et ses relais médiatico-politiques, généreusement nourris aux mamelles de la corruption. Cette fois, c’est le journal suisse.

« Le Temps » qui sort de l’ombre la grande militante pacifiste Aminatou Haidar, surnommée « la Ghandi sahraouie » pour son combat acharné en faveur de l’indépendance de son peuple.

Opprimée, mise au secret par les « services » du roi Mohamed VI elle a réussi à devenir une icône planétaire et incontournable du long, du très long combat de son courageux et insoumis peuple. Le journal suisse raconte ce que cette femme-courage a dû endurer pour rester fidèle à cette cause grâce à laquelle elle est encore et toujours debout.

En 1987,  rappelle ce journal, Aminatou Haidar avait 20 ans quand elle a été emprisonnée dans le plus grand secret par le Maroc avec des dizaines d’autres militants sahraouis.

«Ma famille ne savait pas si j’étais morte ou vivante. Personne n’osait poser la question, raconte-t-elle. Ces quatre ans d’enfer et de souffrance m’ont ouvert les yeux sur le sort du Sahara occidental. Jamais je ne renoncerai à réclamer nos droits, je le dois à mes compagnons qui sont morts en prison.» c’est ce que raconte cette militant au long court, à laquelle a été consacré cet article.

Celui-ci, d’ailleurs, commence par raconter la surveillance policière qui qui ne la lâche pas d’une semelle, au point où elle a été empêchée de voyager récemment sous de fallacieux et intenables prétextes.  «Au moment où je vous parle, une voiture noire est stationnée devant chez moi. Voilà des semaines que la police marocaine me suit partout.», a raconté Haidar au journal suisse

Pour ce journal, il faut croire que « l’activiste a vu une nouvelle fois l’étau se resserrer autour d’elle » lorsqu’elle a réussi la gageure de tromper la vigilance des sbires chargés de la tenir à l’œil : « Le déclencheur a été la création fin septembre d’une nouvelle ONG, «l’Instance sahraouie contre l’occupation marocaine».

Et d’ajouter que « le 29 septembre, le bureau du procureur marocain a annoncé l’ouverture d’une enquête pour «atteinte à la souveraineté nationale».

«Mais aucun fondateur de l’ONG n’a été convoqué, ni entendu», s’étonne Aminatou Haidar. Ces annonces, qui visent à intimider les militants de la cause sahraouie restent bien souvent sans lendemain, puisque la justice marocaine n’a rien à se mettre sous la dent pour étayer ses accusations. D’où les disparitions inexpliquées de très nombreux militants, morts sous la tortue, et enterrés dans a cour de la sinistre « carcel negra », prison noire de sa majesté Mohamed VI.

 Ali Oussi