Un analyste libanais fait de fracassantes révélations : « Le Maroc a été piégé par Trump »

Un analyste libanais fait de fracassantes révélations : « Le Maroc a été piégé par Trump »

L’analyste politique libanais Nacer Kandil, invité de la chaine Al Manar, a développé une vision nouvelle, et fort intéressante, liée à l’annonce de Trump sur la prétendue « marocanité du Sahara Occidental ».

il s’est étonné, en en effet du fait que les dirigeant du royaume chérifien « aient accepté d’abandonner une terre, la Palestine en l’occurrence, pour représente une cause sacrée pour tout le peuple marocain contre un territoire qu’il ne va quand même pas garder en fin de compte, à savoir le Sahara Occidental ».

L’analyste libanais, qui qualifie de sorte de « second pêché originel cette gravissime trahison de la cause palestinienne par le roi marocain Mohamed VI, s’étonne surtout que ce dernier ait raisonné de manière parfaitement « idiote et simplicité ».

si pour ce libanais, en effet, la cause sahraouie ne signifiait pas grand-chose, pour ne pas dire rien du tout, le fait que celle-ci ait été associée à la Palestine vient de la draper d’une sorte de sacralisé qui promet de lui redonner un second souffle jamais égalée depuis le déclenchement du conflit armé entre e front Polisario et le Maroc en 1975, au lendemain du déclenchement de la marche verte par le défunt roi Hassan II.

Nacer Kandil va encore plus loin dans cette très originale lecture politique. Pour lui, en effet, une puissance planétaire comme les USA, qui a réussi à mettre à genoux  l’ancien ours soviétique, pouvait très bien élaborer ce grossier marchandage, et « octroyer » le Sahara Occidental au Maroc depuis fort longtemps.

Or, si cela n’a pas été fait jusque-là, la raison en est toute simple. Pour l’Amérique de Trump, en effet, il s’est avant tout agi de faire d’une pierre deux coups, en menant en bateau le roi Mohamed VI comme on le ferait avec un bambin fréquentant encore l’école maternelle.

Explications : si Washington ne possède pas vraiment le pouvoir de décider à la place du peuple sahraoui, elle a offert au Maroc, sur le papier, et de manière artificielle, uniquement pour détruire cette entité marocaine. Pour lui, en effet, le peuple marocain est connu pour son amour et son soutien indéfectibles pour la cause palestinienne.

Mohamed VI, en acceptant ce deal, ce vil marchandage, ne fait rien d’autre que lâcher la proie pour l’ombre. Il se retrouve en prise à deux conflits simultanés, se met à dos son peuple, et finira par perdre définitivement le Sahara Occidental, qui reviendra de droit aux dirigeants du Front Polisario.

Le devenir du Maroc est de facto remis en cause. Et, c’est sans doute l’objectif final recherché par l’entité sioniste, qui semble nourrir une peur-panique à l’égard de l’élite marocaine.

Et de révéler, ou de rappeler, que les rapports entre  étroits entre le palais royal et l’entité sioniste n’étaient certes pas un secret pour personne. Mais, le fait que ces derniers aient été dévoilés au grand jour va foncièrement retourner le peuple marocain contre son roi ainsi que contre les gens du Makhzen.

Une révélation de taille, pour finir, le deal lié à cette honteuse normalisation aurait été proposé en premier à l’Algérie, dont le peuple est également connu pour son inconditionnel soutien à la cause palestinienne.

Si le refus de l’Algérie a été, comme de juste immédiat et sans  appel, le Maroc est, quant à lui tombé tête baissée dans ce grossier piège. En jouant à quitte ou double, Mohamed VI va tout perdre, à commencer par son âme si tant est qu’il en ait eu une un jour…

Mohamed Abdoun