Transition au Mali : Rencontre de concertation nationale ce samedi à Bamako  

Transition au Mali : Rencontre de concertation nationale ce samedi à Bamako  

 Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) dirigés par les militaires mutins et les principales « forces vives » de la nation  se rencontreront  ce samedi, à Bamako, pour discuter de l’organisation et la conduite de la transition politique dans ce pays.

La veille, lors d’un sommet de la Cedeao, les chefs d’Etat des pays membres de la Cedeao, dont le mali est partie,  ont exigé « la désignation d’un président et d’un Premier ministre civils, non candidats à l’élection présidentielle afin de conduire une transition politique d’un an », dans ce pays politiquement instable et en proie aux menaces des groupes terroristes liés à Daech.

La Cedeao a réclamé notamment, aux militaires mutins d’ « engager une transition civile immédiatement en consultation avec la Cour constitutionnelle, les partis politiques et les organisations de la société civile et tous les autres acteurs,  de mettre en place rapide d’un gouvernement  qui permettra au Mali de faire face aux différents défis, en particulier, préparer les élections législatives et présidentielle dans un délai de 12 mois».

De son côté, le chef du CNSP  qui a rencontré le ministre algérien des Affaires étrangères,  Sabri Boukadoum, dépêché dans la capitale malienne, par le président Tebboune, a appelé les acteurs politiques et de la société civile à une « grande concertation » ce samedi, s’engageant à mettre en place une période transition « la plus courte possible » devant préparer le retour à l’ordre constitutionnel.

 Le Mali est soumis, au lendemain de la prise de pouvoir par les militaires mutins il ya une dizaine de jours, à des sanctions décidées par ses pairs de la Cedeao.       

Ces sanctions portent notamment,  sur « la fermeture des frontières terrestres et aériennes et l’arrêt des transactions financières, des flux économiques et commerciaux avec les autres pays membres de la Cedeao », et visent en outre, « les militaires et les collaborateurs » impliqués dans le coup d’Etat du 19 août.

La Cedeao a conditionné la levée partielle de ces sanctions au respect par les mutins des conditions fixées évoquées plus haut.   

La rencontre de ce samedi devrait regrouper  le Conseil national de la Société civile, le Forum des organisations de la Société civile, les Mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, le Groupement des partis politiques de la majorité, le Groupement des partis politiques de l’Opposition politique, le Groupement des partis politiques du Centre et les partis politiques non alignés.

Abbes Mouats