Sonelgaz : raccordement des zones d’ombre, une priorité absolue

Sonelgaz : raccordement des zones d’ombre, une priorité absolue

Entreprise citoyenne s’il en fut, unique fournisseur d’énergie de par la loi et institution étatique au service de l’Algérie, Sonelgaz a une part importante à réaliser dans l’amélioration des conditions de vie dans les zones reculées, à travers l’ensemble du territoire national, des zones qui manquent encore de moyens modernes mais que le président Abdelmadjid Tebboune a promis de faire sortir de … l’ombre ! Et de l’obscurité.

L’économie algérienne doit aussi se libérer de la dépendance aux hydrocarbures et se diversifier par le biais d’une industrie multiforme et d’une agriculture performante et, dans les deux cas, Sonelgaz a un rôle prépondérant à jouer. De ce rôle, Chahar Boulekhras, Président Directeur Général du Groupe Sonelgaz, en est pleinement conscient et il s’y est investi dès l’entame des projets touchant ces zones d’ombre.

« Depuis la réunion du gouvernement au mois de mars 2020 qui a chargé le secteur de l’énergie afin de participer à la réalisation d’une grande partie de la feuille de route du président de la république et du gouvernement pour accompagner les investisseurs et les agriculteurs pour la relance économique ainsi que l’alimentation en énergie électrique et en gaz des zones d’ombre, nous avons donc mis en place un véritable plan d’urgence.

Ce plan a pris en compte ces trois principales actions, avec l’installation d’une cellule de suivi directement au niveau du PDG avec des démembrements et des filiales du groupe Sonelgaz impliqués directement, particulièrement la filiale Sadeg où un véritable plan de bataille a été mis en place », a annoncé M. Boulekhras, au cours de l’entretien qu’il a accordé hier à La Patrie News.

Mais, malgré toute la bonne volonté de Sonelgaz qui devait travailler en étroite collaboration avec les autorités locales, des difficultés exogènes sont apparues, dont le recensement physique des zones d’ombre n’en est pas des moindres.

Nonobstant cela, « nous avons lancé les travaux sur nos fonds propres bien que notre groupe se débattait dans des difficultés financières induites par la pandémie de la covid19 et le confinement qui s’en est suivi », a précisé le PDG de Sonelgaz.

D’ailleurs cette pandémie a eu un impact très lourd sur la trésorerie de l’entreprise ainsi que sur les travaux eux-mêmes à cause des mesures de confinement.

En effet, Sonelgaz, en sa qualité d’entreprise citoyenne, a suspendu automatiquement les coupures d’électricité pour non-paiement des factures, surtout pour les abonnés domestiques, ce qui a augmenté de façon exponentielle les créances détenues auprès des clients et réduit considérablement les rentrées d’argent.

En contrepartie, les dépenses de fonctionnement ont augmenté avec la mise en congé d’un nombre considérable d’employés à risques (femmes enceintes, malades chroniques, personnes ayant des antécédents de santé, …), ce qui constituait des charges supplémentaires sans contrepartie, en plus de tous les équipements et matériels qu’il fallait acquérir pour sécuriser les lieux de travail, même le transport ayant été pris en charge par le groupe Sonelgaz.

« Ceci ne nous a pas facilité la gestion, mais il fallait trouver des alternatives de financement, ce à quoi nous nous sommes attelés. Nous avons donc tout mis en œuvre pour trouver d’autres sources de financement et donner un signal fort de l’implication de Sonelgaz et de son adhésion à travers ses employés, ses outils de réalisation, ses filiales –et j’en profite pour rendre hommage à tous ceux qui sont impliqués depuis le début dans cette opération – pour la concrétisation de ce programme de raccordement, notamment les zones d’ombre et les périmètres agricoles », a ajouté notre interlocuteur.

Malgré toutes ces difficultés, malgré la covid19 et les restrictions imposées à divers niveaux, malgré une trésorerie exsangue, Sonelgaz s’est engagée à bras-le-corps, avec tous ses moyens, dans ce challenge national composé de deux défis à relever : raccorder les zones d’ombre aux énergies électrique et gazière et raccorder les industriels, les agriculteurs et les périmètres agricoles pour participer efficacement à la relance économique, vitale pour notre pays dans les circonstances actuelles.

Ainsi, à la fin du mois de décembre écoulé, la Sonelgaz a déjà procédé au raccordement de 1092 foyers en énergie électrique sur les 22 349 recensés alors que les travaux pour le raccordement de 3639 autres sont en cours et devraient être mis en services dans les meilleurs délais. Quant à l’alimentation en gaz naturel des 47053 foyers recensés, 539 ont déjà été mis en service et 6964 ont été lancés en réalisation.

A l’écoute des investisseurs

Pour les investisseurs, la Sonelgaz a reçu 1285 demandes de raccordement en énergie électrique parmi lesquelles 309 ont déjà reçu des réponses, réalisées et mises en service alors que 198 sont en cours de réalisation.

Toujours pour la même catégorie mais cette fois pour le raccordement en gaz naturel, ils ont été 82 investisseurs à avoir déjà vu leurs installations mises en service et 86 sont en cours de réalisation, ceci sur un total de 362 demandes reçues par la Sonelgaz.

Enfin, 1716 périmètres agricoles ont été raccordés à l’énergie électrique et mis en service sur 3886 recensés.

Au-delà de ces chiffres qui reflètent une volonté inébranlable de la part de la Sonelgaz pour être partie prenante dans la mise en œuvre des différents programmes présidentiels, il ne faudrait pas oublier tous les sacrifices consentis par cette entreprise, de l’agent d’exécution, aux cadres moyens et supérieurs, jusqu’au premier responsable, Chahar Boulekhras, qui se déplace régulièrement en personne sur les chantiers afin d’encourager ceux qui s’y trouvent.

« C’était risqué, mais je me devais d’y aller, en prenant bien entendu toutes les précautions pour éviter une éventuelle contamination », nous a confié le PDG de Sonelgaz, un éclair de fierté mêlée de défi dans les yeux.

« Nous étions, et nous le sommes toujours, dans une crise sanitaire majeure, mais il fallait s’y mettre et ne pas se cacher derrière cette crise pour dire que nous ne pouvons pas réaliser plus, il y va de notre pays et de sa pérennité », a-t-il ensuite affirmé.

Et pour mettre en exergue ses dires, M. Boulakhras annonce que, non seulement la Sonelgaz va poursuivre ses réalisation jusqu’à les terminer en entier, mais aussi augmenter la cadence de réalisation, surtout avec les allègements des mesures sanitaires décidées par le gouvernement.

Toujours dans le cadre de la volonté du groupe Sonelgaz et de ses gestionnaires d’être toujours à l’écoute des clients électricité ou gaz, des facilitations ont été mises en œuvre, à commencer par l’allègement des procédures, du dossier et l’échelonnement des paiements.

« Nous avons allégé les procédures des marchés internes à Sonelgaz et nous avons laissé une certaine marge de manœuvre à nos filiales pour qu’elles l’adaptent à leurs spécificités », précise le PDG de Sonelgaz.

« Nous avons créé un mécanisme très fluide tout en respectant les principes de transparence, d’équité et d’impartialité pour favoriser l’outil de production, public ou privé », ajoute-t-il.

« Grâce à cela, nous avons mis fin à un ‘goulot d’étranglement’qui prolongeait les délais de réalisation et augmentait donc les réclamations », estime-t-il.

De ce fait donc, le groupe Sonelgaz s’inscrit dans une dynamique nouvelle qui en fait un partenaire incontournable pour la relance économique dont elle est l’un des pivots essentiels puisqu’elle fournit l’énergie nécessaire à tout projet d’investissement, participant ainsi à la création de la richesse, à apporter une plus-value importante au pays et en étant partie prenante à la résorption de nombres de problèmes sociaux qui se posent de manière intense à l’Algérie.

Tahar Mansour