Sonelgaz : Boulakhras n’exclut pas l’éventualité de recourir à l’emprunt international 

Sonelgaz : Boulakhras n’exclut pas l’éventualité de recourir à l’emprunt international 

Dans un entretien exclusif accordé à la patrie news, le  P-DG de Sonelgaz, M. Chahar Boulakhras, n’a pas exclu l’éventualité  de recourir à l’emprunt international si la nécessité venait à se produire.

Notre jeune responsable rappelle, d’emblée, que le président de la République était clair là-dessus, mais il y a des possibilités de financements sur des projets, et que ça existe dans le monde. « C’est une option qui pourrait être dégagée, si la capacité de la place locale ne pourra pas suffire pour développer nos investissements capitalistiques, sachant que sur la période de  2020, nous avons besoins presque d’un peu plus de 15 milliards de dollars, dont une partie en monnaie locale, puisque nous sommes engagés dans une stratégie d’intégration nationale très ambitieuse, par des initiatives du développement industriel local, pour réduire un peu la facture de divise, mais nous restons tributaires d’une partie de nos investissements, d’équipements et autres, qui ne sont pas malheureusement fabriqués en Algérie » a tenu à nous préciser M. Boulakhras. Toutefois, notre interlocuteur rappelle que « Sonelgaz a commencé déjà à fabriquer des turbines, et bientôt nous allons fabriquer des alternateurs, des contrôles commandes, nous faisons de la pièce de rechange aussi, sans parler de  la distribution qui est complètement algérianisée que ce soit en gaz ou en électricité » poursuit-il.

Concernant la production,  le premier responsable de  Sonelgaz, rappelle que la  société est à plus de 50 % d’intégration. Et de préciser : «nous envisageons aussi de voir un peu le développement des énergies renouvelables, aussi sur le plan variable et industriel. Mais je pense l’un dans l’autre, nos investissements demeurent capitalistiques, et ce sont ces investissements qui vont mettre à l’abri le pays dans les prochaines années des coupures, garantir une qualité de service meilleure en amélioration continue, et puis encore une fois, répondre aux demandes qui ne cessent de croitre. Parce qu’aujourd’hui il y a un écosystème qui se crée graduellement, nous le constatons, à travers cette volonté politique, et que nous allons anticiper, l’énergie doit venir en premier avant le développement » prône-t-il.

Yahia Maouchi