Sonatrach-Eni : Le partenariat renforcé

Sonatrach-Eni: Le partenariat renforcé

Le Groupe Sonatrach et l’italien ENI consolident leurs partenariats dans le domaine des hydrocarbures à la faveur de nouveaux accords dans les domaines de l’exploration et la production des hydrocarbures signés jeudi dernier, à Milan, par   le PDG de la Sonatrach Toufik Hakkar, et l’Administrateur Délégué d’Eni, Claudio Descalzi, comme nous l’annoncions précédemment.

Les deux responsables ont également procédé à la signature «d’importants accords qui constituent une avancée significative dans le renforcement de leur relation partenariale», affirmait la compagnie pétrolière nationale dans un communiqué.

Le premier accord signé s’inscrit dans le cadre du processus de conclusion d’un nouveau contrat d’hydrocarbures sous l’égide de la nouvelle loi d’hydrocarbures 19-13, indique la même source, expliquant que cet accord vise la réalisation d’un «ambitieux» programme pour la relance des activités d’exploration et de développement dans la région du bassin de Berkine et prévoit la réalisation d’un hub de développement de gaz et de pétrole brut à travers une synergie avec les installations existantes du périmètre 405b.

Le second accord signé consiste en un mémorandum d’entente qui s’étendra du bio-raffinage, à la production de l’hydrogène et aux énergies renouvelables, un autre axe qui vient renforcer cette coopération en lui donnant, ainsi, une dimension «pluridisciplinaire» dans le domaine de la Recherche & Développement, visant à «intensifier» les nombreux efforts de réduction des émissions carbone permettant de s’engager pleinement dans la transition énergétique.

A ce point précis, il convient de noter que  l’ENI produit des bio-carburants dans deux raffineries en Italie. Elle produit également de l’hydrogène vert et de l’hydrogène carburant à taux de carbone très bas.

Concernant les énergies renouvelables, il s’agit d’étendre la réalisation de centrales photovoltaïques dans les gisements opérés par l’ENI après la mise en service de la centrale photovoltaïque de BRN, en 2018, et le projet de centrale photovoltaïque destiné à l’usine de traitement du gisement de MLE situé également dans le bassin de Berkine.

Une partie de l’énergie pour les besoins de ces unités de traitement ne proviendra pas de l’électricité produite uniquement à partir du gaz ou du gasoil mais de l’énergie solaire.

Ce qui économisera des quantités de gaz naturel et évitera l’utilisation du gasoil. Ce partenariat lié aux transitions énergétiques inclut la réduction des émissions de gaz à effet de serre ou la « décarbonisation ».

A noter que l’ENI a pour objectif zéro carbone en 2050. Dans ce partenariat renforcé, les deux compagnies s’attellent à réduire les émissions de carbone dans leur exploitation en association des gisements situés dans le bassin de Berkine Les responsables de Sonatrach et Eni ont également convenu des modalités de collaboration dans le domaine de la formation et de l’expertise, à travers la coopération entre Eni Corporate University et l’Institut Algérien du Pétrole, pour la réalisation de programmes de formation dans les domaines de l’amont pétrolier et des technologies nouvelles liées à la transition énergétique.

Lors de cette rencontre, les deux parties ont abordé plusieurs thèmes relatifs à l’état d’avancement des projets communs, ainsi que les voies et moyens de conforter leur «partenariat historique».

En effet, la « relation Sonatrach-ENI », ne date pas d’aujourd’hui, mais plutôt de prés d’un demi-siècle.

En juillet 2020, faudrait-il le rappeler, Claudio Descalzi, P-DG de la compagnie italienne ENI, a rappelé la place prépondérante de l’Algérie dans l’échiquier économique italien.

« Avant tout nous sommes partenaires et associés depuis très longtemps. Nous avons les capacités de travailler ensemble, et de comprendre la position des uns et des autres.  Nous sommes présents dans 67 pays, et nous avons beaucoup d’investissements, que nous allons réduire, mais en Algérie nous avons maintenu intégralement le budget d’investissement. Et quand on ne touche pas à l’investissement, cela signifie que nous avons de très bonnes relations avec notre associé. Mieux encore, nous avons foré des puits et augmenté la production de gaz et d’huile », avait-il en effet affirmé en marge de la cérémonie de signature entre les deux partenaires de trois accords portant sur la commercialisation par Sonatrach, pour le compte des parties, du gaz sec issu des périmètres Ourhoud II, Sif Fatima II et Zemlet El Arbi d’un volume annuel de près de 1,5 milliard de m3 et ce jusqu’en 2049.