Situation économique en Tunisie : La BM suggère un plan cohérent pour redémarrer

Situation économique en Tunisie : La BM suggère un plan cohérent pour redémarrer

Après avoir réussi à circonscrire la première vague de Covid-19, la Tunisie a connu vers la mi-2020 un fort ralentissement de la croissance, de l’emploi et des recettes budgétaires qui a rendu l’ampleur du choc plus perceptible. Les perspectives économiques pour 2020 se sont dégradées depuis les dernières prévisions.

Alors que la Tunisie célèbre le 10e anniversaire de la révolution, le pays est  en effet, confronté, selon la Banque mondiale, «  à des défis socio-économiques sans précédent ».

« En raison d’une série d’ondes de choc dans l’économie au cours de la dernière décennie et du retard dans l’engagement de réformes profondes, la Tunisie s’est trouvée peu préparée pour faire face à un choc violent comme celui provoqué par la COVID-19 », note dans ce contexte la Banque mondiale dans son rapport de suivi de la situation économique de la Tunisie de 2020.

« Le ralentissement de la croissance et un secteur privé peu dynamique ont contribué à la persistance d’un niveau élevé de chômage », a-t-on relevé  de même source.

De plus, en l’absence d’opportunités dans le secteur privé, le rôle de l’État en tant que pourvoyeur d’emplois a conduit à une augmentation de la masse salariale du secteur public et à une diminution de l’espace budgétaire pour investir dans l’économie.

Dans ce contexte, « dynamiser les entreprises et leur potentiel de création d’emplois est plus urgent qu’auparavant afin que la Tunisie puisse surmonter la crise de la COVID-19 ».

Le Rapport annuel de suivi de la situation économique de la Tunisie met en lumière les facteurs de la baisse de croissance, dont souffrent par ailleurs d’autres pays de la région, et suggère un plan cohérent pour redémarrer l’économie et restaurer la crédibilité du cadre macroéconomique.

Une section spéciale de cette édition du rapport s’appuie sur l’enquête sur les entreprises publiée récemment pour évoquer les dernières données sur la performance des entreprises et présenter les priorités pour un secteur privé en croissance et plus productif.

Le rapport présente aussi certaines des mesures structurelles les plus urgentes nécessaires à la reprise du secteur privé.

Il s’agit notamment d’accroître la capacité des nouvelles entreprises à entrer sur le marché et à offrir de nouveaux produits ou services, à s’attaquer aux goulots d’étranglement structurels qui compliquent l’accès des entreprises au financement, à faire face à la détérioration significative des performances douanières et à élaborer une vision claire de la politique d’innovation.

Dj. Am