Révision de la constitution : le projet véhicule le gros des engagements du président Tebboune

Révision de la constitution : le projet véhicule le gros des engagements du président Tebboune

La plupart des 54 engagements pour « une nouvelle République » sur lesquels le président Tebboune a été élu, apparaissent en filigrane dans le projet de révision de la Constitution soumis à la consultation référendaire fixée au 1er novembre prochain.

Du reste, le projet de révision « en profondeur » de la Constitution actuelle, figure en tête de ces engagements. Le texte en question qui vient d’être publié dans le dernier numéro du Journal officiel, synthèse de plus de 5.000 propositions d’amendement-enrichissement émanant de différentes franges de la société, de personnalités nationales et de forces politiques, publiées sur le site de la présidence de la République, est  en rupture radicale avec le monopole du pouvoir et ses dérives négatives que l’Algérie a vécus 20 ans durant. Non seulement le projet consacre « l’inviolabilité et l’immuabilité » de la limitation du mandat présidentiel à un seul renouvelable une fois, mais il envisage de traduire dans les faits les aspirations des citoyens pour un changement radical, dans tous les domaines de la gouvernance, à travers notamment l’instauration d’un État moderne au service du citoyen et le rétablissement de la confiance perdue entre le peuple et ses institutions.

Le projet que le président Tebboune propose à l’approbation du peuple consacre un régime semi présidentiel où la séparation des pouvoirs est au cœur des réformes.

De plus, les prérogatives du président de la République sont limitées, pendant que celles du chef du gouvernement et/ou Premier ministre et du parlement ont été renforcées, dans ce projet qui consacre une véritable indépendance de la Justice, sépare l’argent de la politique, à l’origine des affaires de grande corruption qui a gangrené le pays et vise la moralisation de la vie politique et la transparence dans la gestion des deniers publics.

Par ailleurs, il réhabilite la société civile et la jeunesse, frange la plus importante du pays longtemps marginalisée, à travers l’encouragement de la démocratie participative au niveau des collectivités territoriales, renforce les droits fondamentaux et les libertés du citoyen, notamment la liberté de la presse et d’expression.

En somme, le projet jette les base de « l’édification de l’Algérie nouvelle où personne ne sera protégée ni par son immunité, ni par son influence », et où « l’on ne sera protégé que par l’honnêteté dans la parole, le dévouement dans l’action, l’attachement permanent à la créativité et le déni de soi, pour que chaque citoyen, notamment les jeunes, perçoive le changement et sache que l’Etat est  véritablement au service du citoyen »,selon la vision du président Tebboune.

Ab. M