Rendez-vous avec l’histoire

Rendez-vous avec l’histoire

C’est donc demain que, par millions, les Algériens sont appelés à se rendre massivement aux urnes. Non sans perdre de vue les mesures sanitaires d’usage. Crucial, le rendez-vous doublement historique de ce premier novembre, doit impérativement accoucher d’un « oui» massif et sans appel.

L’enjeu du taux de participation, au demeurant minutieusement scruté et attendu par l’ensemble des observateurs de la scène politique nationale, ne doit souffrir d’aucune ombre sur le tableau des résultats futurs.

Le projet de texte fondamental de cette « Algérie nouvelle » comporte en effet des avancées réelles, révolutionnaires et conformes aux revendications de cette rue qui, lassée et harassées, avait décidé un jour de prendre souverainement son destin en main. Or, qui mieux que le président Tebboune, homme probe, sincère et à l’écoute attentive de la société algérienne, peut aider à la réalisation de ce rêve devenu un jour réalité. …

Une profusion d’arguments, allant du jugement public de tous ces anciens hauts responsables qui ont saigné à blanc le trésor public, jusqu’à la restitution de Club des Pins au citoyen lambda en passant par une communication humaine et sincère déployée tous azimuts, existent, qui nous viennent prendre par la main, interpeller nos consciences, et nous dire qu’aucun d’entre nous n’a le droit de rater ce rendez-vous capital avec l’histoire. Une seconde chance aussi énorme, aussi phénoménale n’est presque jamais offerte à quelqu’un.

La saisir, dès lors, relève du devoir patriotique et national. Nous devons tous glisser fièrement notre bulletin dans l’urne. Oui, nous le devons par amour pour notre patrie, et par devoir envers les générations futures, à venir.

Chacun de nous pourra raconter fièrement qu’il y était. Que notre opulence et bien-être d’aujourd’hui ne sont absolument pas le fruit du hasard. Nous y avons tous travaillé et contribué. « Un seul héros, le peuple » ! Pareil slogan revêt tout son sens, se drape de son auguste puissance, en ce jour spécial où nous aurons tous à vivre un second premier novembre pour enclencher une révolution qui jettera à bas ces pratiques indignes et obsolètes du passé. Cette fois-ci, nous serons bien plus de 22.

Nous serons en effet des dizaines de millions à dire massivement « oui » au projet de constitution d’un président à qui nous ne devons rien moins que d’avoir renoué avec l’espoir. A l’aide d’accents rimbaldiens, nous apprenons, nous aussi, à saluer et à tutoyer l’avenir. Notre avenir est entre nos mains. Sachons juste le tenir. Il est rempli de promesses généreuses précieuses. Leur préciosité ne se mesurera qu’à l’aune de nos voix qui, jadis, n’étaient que 22. Demain, elles seront beaucoup plus de 22 million demain.

Mohamed Abdoun