Réforme fiscale : Le plaidoyer du ministre des Finances

Réforme fiscale : Le plaidoyer du ministre des Finances

Le ministre des Finances, Aymen Benabderahmane, qui a procédé aujourd’hui à l’ouverture, au Centre international des Conférences à Alger, des premières assises nationales dédiées à la réforme fiscale, a indiqué, en marge d’une conférence de presse, que la personnalisation du système fiscal, notamment grâce à sa numérisation doit permettre de hisser son niveau d’équité des contribuables concernant la charge d’imposition. Par la même occasion, le premier argentier du pays, a plaidé pour que ces assises, soient une occasion pour améliorer la fiscalité en accord avec les objectifs fixés par les autorités du pays et les exigences des citoyens. Pour atteindre ces objectifs, il faut, dira le ministre, respecter l’équité fiscale, la diversification juste de la charge fiscale et la redistribution de la richesse nationale de façon équitable. Abondant dans le même ordre d’idée, M. Benabderahmane, rappelle que l’administration fiscale a connu des réformes basées sur une approche globale et simplifiée permettant des améliorations organisationnelles au niveau de l’ensemble des services de l’administration fiscale. Cependant, des adaptations législatives sont nécessaires, dira le ministre, afin qu’elles soient en meilleure adéquation avec les exigences économiques et sociétales du pays. D’autre part, évoquant les recettes de la fiscalité ordinaire et pétrolière, M. Benabderahmane rappelle que ces dernières ont augmenté entre 2010 et 2019 de 4.202 milliards da à 5.504 milliards da ce qui correspond à une croissance de 3,44 %. Pour sa part, la fiscalité ordinaire a représenté 1.382 milliard da en 2010 et 2.986 milliards da en 2019 soit une moyenne de croissance de 12,9 %. Enfin, le premier argentier du pays a réitéré enfin, la disposition de l’Etat à prendre en charge les réformes annoncées en matière de finances, le ministre explique que « les fonds sont là, l’Etat dispose de 1000 milliards de dinars et de 10 milliards de dollars, des sommes réservées au soutien de l’investissement productif, particulièrement celui destiné à contribuer à la substitution de produits importés ».

Yahia Maouchi