Procès de Khaled Drareni : «il ne s’agit pas du libre exercice de la profession de journaliste», affirme Alger

 

Procès de Khaled Drareni : «il ne s’agit pas du libre exercice de la profession de journaliste», affirme Alger

 

Le ministre algérien de la Communication, porte-parole du Gouvernement, Pr Ammar Belhimer a déclaré au journal « El Likaa » que le journaliste Khaled Drareni n’était pas poursuivi dans le cadre « du libre exercice de sa profession», soulignant qu’il était «contre l’emprisonnement des journalistes».

Mardi 8 septembre s’est ouvert au tribunal de Sidi M’Hamed à Alger le procès en appel du journaliste Khaled Drareni, correspondant de TV5 Monde et de Reporters sans frontières (RSF) en Algérie. À cette occasion, le ministre algérien de la Communication, porte-parole du Gouvernement, Ammar Belhimer a affirmé dans un entretien accordé au journal arabophone El Likaa que M.Drareni n’était pas poursuivi dans le cadre «du libre exercice de son métier».

Suite à sa condamnation le 10 août en première instance, ses avocats ont affirmé à la presse qu’« étant journaliste, Khaled Drareni n’a commis aucune infraction. Il n’a fait que son métier de journaliste en couvrant les manifestations pacifiques », rapportait Tout sur l’Algérie (TSA).

«Il ne s’agit pas, selon la qualification des faits, du libre exercice de la profession de journaliste», a déclaré le ministre, soulignant qu’«il n’y a pas de détenus d’opinion en Algérie. Le journaliste se soumet, à l’instar des autres citoyens, à la loi».

Et d’ajouter que le ministère de la Communication « est contre l’emprisonnement des journalistes », assurant qu’il sera « d’un appui fort aux journalistes professionnels ». Par ailleurs, Ammar Belhimer a précisé qu’«en tant que ministère, nous nous abstenons de commenter une décision rendue par la justice». «Le recours est le seul cadre approprié pour un traitement juste de ce dossier, qui offre à la défense la possibilité d’interjeter appel de la décision rendue par la justice, loin de toute intervention, politisation ou manipulation», a-t-il fait savoir.

Une précision du ministère

Auparavant, le ministère de la Communication avait informé dans un communiqué publié sur son site que Khaled Drareni «n’a jamais été détenteur de la carte de presse prévue par l’article 76 de la loi organique 12-05 relative à l’information du 12 janvier 2012». Et de préciser qu’«aucune demande n’est parvenue à cet effet aux services compétents du ministère de la part de Khaled Drareni».

 Rédaction nationale / Sputnik