Prix des moutons de l’Aid el Adha: Les éleveurs rassurent 

Prix des moutons de l’Aid el Adha

Les éleveurs rassurent

Même si le gouvernement a autorisé la réouverture des marchés à bestiaux à partir du 7 juin dernier, l’heure n’est pas encore à l’agitation qui s’empare traditionnellement des foyers algériens avant la période de la célébration de la grande fête religieuse du sacrifice autrement dit l’Aïd el Adha.

Covid-19 oblige, les sujets phares sont présentement consacrés beaucoup plus au train de vie, d’une part  , et au  déconfinement, d’autre part.

Cependant, force est de constater et contrairement aux années écoulées, le moral d’une bonne frange de la population algérienne demeure impacté par la crise sanitaire, ce qui n’encourage personne à aborder la question du fameux mouton de l’Aïd el Adha, encore plus son prix de vente.

Maintenant, s’agissant de la fièvre qui caractérise les marchés des bestiaux à cette occasion, il est évidemment prématuré de polémiquer sur les prochaines tendances de la bourse du mouton si l’on prend en compte, essentiellement, l’évolution de la situation de la pandémie du covid-19 dans notre pays.

Les différents sons de cloche entendus auprès de certains professionnels sont pour le moins très dubitatifs.

Quoiqu’il en soit, si l’on croit les récentes déclarations du président de la Fédération nationale des éleveurs, les prix resteront stables et le mouton de l’Aid sera proposé aux acheteurs à un prix qui ne dépassera pas les 50.000 dinars.

 

Le principal argument mise en avant par le premier responsable du syndicat des éleveurs est que la crise du coronavirus a eut raison de la flambée des prix de la viande rouge, ce qui a influé sur la demande des consommateurs puisque, pendant le confinement, les ventes ont reculé de plus de 80 %.

Néanmoins, on risque de revivre un scénario remake  que celui vécu durant le mois du ramadan.

En effet, on se souvient bien de cette sortie fracassante du ministre du commerce durant le mois sacré, lorsque celui a tiré à boulets rouges sur les représentants des éleveurs en regrettant que le prix de la viande rouge soit affiché à 1600 DA le KG, alors qu’il avait évoqué un seuil de 800 Da le Kg auparavant.

Du coup, le ministre a rappelé que lors de sa rencontre avec les syndicats des éleveurs, ces derniers lui avaient assuré  que la production locale suffirait largement à satisfaire la demande et qu’ils s’étaient entendus sur la nécessité d’établir, du moins pour Ramadan, un prix abordable, puisqu’ils bénéficient de nombreux soutiens de l’Etat.

Malheureusement ils n’ont pas renvoyé l’ascenseur aux pouvoirs publics. En revanche, du point de vue sanitaire, en ce qui concerne le cheptel, les choses seront bien prises en charge par les pouvoirs publics.

En outre et dans le cadre des mesures prises à l’effet de la levée progressive du confinement et notamment  à l’approche des fêtes de l’Aïd el Adha, le ministre de l’agriculture et du développement rural, Chérif Omari, a mis l’accent sur les mesures d’encadrement et d’organisation des marchés à bestiaux, soulignant la nécessité d’intensifier le contrôle vétérinaire et la mise en œuvre  des conditions sanitaires adéquates concernant l’activité de la vente de bétail.

En marge  d’une  réunion à laquelle ont pris part une délégation  de l’Association Nationale des éleveurs, le président du conseil national interprofessionnel de la viande rouge et le président de l’organisation nationale pour la protection du consommateur ainsi que les cadres du secteur, le ministre a déclaré que « les mesures préventives à instaurer au niveau des marchés des bestiaux ont été examinées.

Il reste à définir les actions à entreprendre dans le but de veiller à l’application de ces dernières par les autorités publiques en collaborations avec les services compétents de la wilaya, à savoir les directions agricoles et vétérinaires.

Du reste, Omari a instruit tous les responsables à différents niveaux afin de redoubler d’efforts, avant, pendant et après la période de vente  des animaux et ce, pour éviter toute propagation du covid-19 et la contamination des personnes.

 Rabah Kourougli