Prisonniers palestiniens : silence, on torture !

Prisonniers palestiniens : silence, on torture !

Ils sont actuellement plus de 4500 prisonniers politiques palestiniens qui croupissent dans les geôles israéliennes, dont 400 placés en détention administrative, une méthode utilisée systématiquement par l’entité sioniste pour détenir, parfois pendant plusieurs années, des personnes sans qu’il leur soit signifié une inculpation.

Il y a parmi ces prisonniers des parlementaires du conseil législatif palestinien, rapporte l’ONG palestinienne Addameer qui surveille les conditions de détention des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes. Il y a aussi 41 femmes et 140 mineurs qui y sont détenus.

Au cours des dernières années, ils ont été 225 prisonniers palestiniens à avoir perdu la vie dans ces geôles insalubres en raison de ‘négligences médicales volontaires ou de mauvais traitements’ relate l’ONG qui précise que les violences sont faites de manière systématiques par les forces de sécurité lors d’incursions dans les prisons ainsi que lors des interrogatoires. Plusieurs raids des forces de sécurité pénitentiaire sont menés régulièrement, plus particulièrement depuis les manifestations dans les prisons après la mort de Daoud Al Khatib, décédé d’une crise cardiaque dans la prison d’Ofer, un peu moins de six mois avant sa sortie de prison où il est détenu depuis 18 ans. Daoud Al Khatib a été laissé sans soins bien qu’il souffrait d’une maladie cardiaque.

Une autre forme de torture est monnaie courante dans l’administration pénitentiaire israélienne qui consiste en les transferts réguliers –parfois mensuellement- des prisonniers d’une prison à une autre pour les déstabiliser et empêcher les visites familiales.

Pour revenir à la détention administrative, plusieurs ONG estiment que : « les palestiniens sont les seuls prisonniers au monde à être détenus dans les prisons israéliennes sans inculpation scientifique ni procès régulier pendant des années ». Tout cela sans que personne n’en parle, ou, si peu que cela devient inaudible.

Tahar Mansour