Présidée par Abdelmadjid Tebboune, la tripartite entame ses travaux ce matin au CIC

Présidée par Abdelmadjid Tebboune, la tripartite entame ses travaux ce matin au CIC

Une rencontre d’une extrême importance se tiendra aujourd’hui et demain Au CIC entre le gouvernement, les partenaires sociaux et les opérateurs économiques. Cette tripartite aura à débattre des questions cruciales que sont les aspects économiques, les voies et moyens de relancer la sphère de production le tout sous l’épée de la crise sanitaire induite par la pandémie du coronavirus. Durant deux jours,  des dossiers qui ont trait à la relance économique.

Les travaux de la Conférence nationale sur la relance pour une économie nouvelle s’ouvriront donc e ce matin au CIC d’Alger, sous la présidence du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en présence du Premier ministre, Abdelaziz Djerad, des membres du gouvernement, des responsables d’institutions officielles, à l’exemple du CNES, et des représentants des organisations patronales et syndicales, ainsi que de nombreux experts.

Objet de deux Conseils des ministres, tenus le 12 juillet et le 9 août écoulés, le Plan national de relance socio-économique sera débattu, aujourd’hui et demain, au Centre international de conférences, à Alger. Dans le lot, figure également une pléiade d’experts et spécialistes de la chose économique, présentés sous l’étiquette « indépendants » par le ministre de l’Industrie Ferhat Ait Ali, lui qui a évoqué le sujet, hier sur les ondes de la Chaine 1 de la Radio nationale.

L’enjeu est de taille qu’il porte la mise en œuvre, bien entendu effective, de la feuille de route adoptée sous la férule du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Les délais d’exécution de ce plan, qui porte sur la relance des activités d’importance économique et à l’effet immédiat sur la vie sociale du pays, sont fixés dans le court terme. C’est-à-dire, à fin de l’année 2020, à en croire le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Prospective.

Cette tripartie qui ne dit pas son nom- au risque de l’assimiler au traditionnel trio diabolique Gouvernement-UGTA-Patronat associé à l’ancien régime-aura droit à un débat ouvert à tous les participants qui seront plus de 300 à se pencher sur les questions d’ordres social et économique. Pratiquement dit, l’Exécutif, qui sera représenté par les ministères en charge des dossiers à incidence directe sur l’économie, écoutera le tour de table qui associera les partenaires sociaux, c’est-à-dire les syndicats des travailleurs d’un côté, et les opérateurs économiques de l’autre. Il aura aussi à écouter la voix des experts, longtemps marginalisés et relégués au statut d’observateurs malgré leurs compétences avérées.

 Ferhat Zafane