Pr. Kamel Mansouri : « réduire la facture des importations de médicaments »

Pr. Kamel Mansouri : « réduire la facture des importations de médicaments »

Placée sous l’autorité du ministère de l’Industrie pharmaceutique, l’Agence nationale du médicament n’est « réellement opérationnelle que depuis juillet 2020 », a indiqué, mardi,  son Directeur général Kamel Mansouri au micro de la Chaine 3 de la radio nationale.

En effet, fait-il savoir, nous pouvons dire concrètement qu’après avoir relevé tous les défis de restructuration, de réadaptation et d’acquisition effectués suite aux dernières orientations du président de la République, « nous avons maintenant une Agence qui est opérationnelle et effective tant bien que mal, sans pour autant omettre de dire qu’il reste beaucoup de choses à faire pour son développement ».

Invité de la rédaction de la chaine 3, M. Mansouri présente l’Agence qu’il drive, tel un instrument de souveraineté nationale qui est chargée notamment d’assurer l’homologation de tout ce qui relève du pharmaceutique en général et qui veille à mettre en place une politique nationale du médicament dont l’aspect financier, la réduction de la facture des importations médicamenteuses, n’est pas des moindres.

« Et pour réduire la balance importation-exportation nous nous devons de respecter le rapport qualité de production  selon les standards internationaux », précise-t-il. Pour ce qui est de la régulation du marché du médicament, l’Agence contribue, selon son directeur, indirectement par le processus d’enregistrement ou d’homologation, expliquant « qu’en cas de besoin d’un médicament sur le marché, nous sommes obligés de l’enregistrer, parfois dans des conditions particulières, quand le médicament est indiqué en urgence, là nous activons le processus de production sur demande des instances qui transmettent la demande des prescripteurs selon les normes standards internationales ».

Il s’enorgueillit en disant que « nous avons de la chance car les bonnes pratiques existent déjà », encore faut-il « les réadapter à notre environnement, au niveau national, pour nous assurer de mettre sur le marché des médicaments répondant aux standards internationaux en matière de qualité, d’efficacité et de sécurité ».

« Nous sommes dans un secteur fortement réglementé qui obéit à de bonnes pratiques  depuis la fabrication jusqu’à la dispensation », déclare M. Mansouri.   Pour réaliser cela, explique-t-il, il y a plusieurs procédures à mettre en oeuvre dont les axes de formation, la restructuration, les compétences à pourvoir, les niveaux d’expertise à  acquérir, etc.

Du point de vue logistique, ajoute-t-il, « l’Agence bénéficie d’un statut spécifique, comme notifié dans les textes – donc elle n’est plus une EPA – ce qui a mis fin à une ambiguïté de statut car on n’avait pas de contrôle, de même pour le personnel qui dépendait de l’ex Laboratoire national central (LNC) ainsi que le manque du budget. « Ces insuffisances ont fait l’Agence n’a pu être opérationnelle qu’en juillet 2020 et le LNC n’a été dissous qu’à cette date par décret présidentiel », a-t-il affirmé.

 Ferhat Zafane