Pour Me Sellini, l’affaire de l’adolescent Chetouane vise la stabilité de l’Algérie

Pour Me Sellini, l’affaire de l’adolescent Chetouane vise la stabilité de l’Algérie

Maître Abdelmadjid Sellini, bâtonnier de l’ordre des avocats d’Alger, s’est exprimé ce mercredi sur l’affaire de l’adolescent Saïd Chetouane. Il a précisé que des parties étrangères visent l’Algérie.

« Cette affaire est sujette à des suppositions et des chevauchements qui visent à faire mal à cette patrie », a-t-il déclaré à des journalistes.

Me Sellini est affirmatif : « les données indiquent que l’adolescent (âgé de 15 ans) est victime d’une manipulation ». « Il est inconcevable d’imaginer qu’il puisse passer la nuit avec cinq autres jeunes, âgés de 22, 23 et 29 ans, dans une villa à Aïn Benian. Qui les finance ? », s’est-il interrogé.

Le bâtonnier de l’ordre des avocats d’Alger a accusé des « mains étrangères » qui veulent créer une crise à caractère sociétal. Une crise sociale dans laquelle « les Algériens seront hostiles les uns envers les autres ».

Dans la soirée de samedi à dimanche, une vidéo montrant un adolescent en sanglot, entouré de deux jeunes, a commencé à faire le tour des réseaux sociaux. D’une voix entrecoupée, il a affirmé que des policiers avaient attenté à sa dignité dans un commissariat d’Alger.

La vidéo a pris, très vite, une autre proportion, faisant réagir plus d’un. Suite à quoi, la direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a annoncé l’ouverture d’une enquête sous la supervision du procureur de la République territorialement compétent.

Lundi dernier, le procureur général près la Cour d’Alger a organisé une conférence de presse lors de laquelle il a affirmé que l’adolescent avait été examiné par deux médecins légistes. « Le rapport indique qu’il n’y a aucun acte contre nature », a-t-il déclaré.

Le procureur a ajouté que le jeune Chetouane avait été poussé par derrière « à l’aide d’un talkie-walkie » lorsqu’il a été interpellé.

Selon Ennahar, cinq individus ont été arrêté à Ain Benian (Alger) et Batna dans le cadre de l’enquête.

Skander Boutaiba