ONU : Pékin signe le Traité sur le commerce des armes

Chinese President Xi Jinping inspects troops at the People's Liberation Army (PLA) Hong Kong Garrison as part of events marking the 20th anniversary of the city's handover from British to Chinese rule, June 30, 2017. REUTERS/Damir Sagolj - RTS197AW

ONU : Pékin signe le Traité sur le commerce des armes

La Chine est devenue depuis hier lundi le 107ème Etat partie du Traité sur le commerce des armes (TCA), a annoncé l’ambassadeur chinois auprès des Nations unies, concrétisant l’adhésion à cette convention promue par Pékin, le 22 juin dernier.

Cette adhésion « illustre la détermination et la sincérité de la Chine à maintenir un régime international de maîtrise des armements, à soutenir le multilatéralisme et à forger une communauté avec un avenir commun pour l’humanité », a expliqué à cet égard, l’ambassadeur chinois. En y adhérant, la Chine « ne permet l’exportation d’armes qu’à des Etats souverains et non à des acteurs non-étatiques ».

Le Traité s’appliquera à la Chine au terme d’une période de 90 jours. La Chine est le deuxième fabricant d’armes de la planète. Avec ce pays, ce Traité compte désormais 107 Etats parties. Le TCA  adopté en 2013 par les Nations unies et est entré en vigueur l’année suivante. Il prévoit que chaque pays signataire « évalue avant toute transaction d’armes, si les armes vendues risquent d’être utilisées pour contourner un embargo international, d’être détournées au profit de criminels ou violent les droits de l’Homme ».

La Chine est le deuxième fabricant d’armes dans le monde. En revanche, les Etats-Unis, premier fournisseur mondial d’armes, avaient signé ce Traité sous la présidence de Barack Obama, mais le Congrès ne l’a jamais ratifié.

Il en est de même de son super protégé, Israël, qui est classé au 8ème rang mondial des Etats pourvoyeurs d’armes. Selon l’ONG Amnesty international, même les pays qui l’ont ratifié le Traité, « ne le respectent pas et livrent des armes et des munitions dans des endroits où celles-ci risquent de servir à perpétrer des violations du droit international humanitaire, y compris d’éventuels crimes de guerre ».

A preuve, la Libye, pays où les livraisons d’armes sont sous embargo, est toujours en proie à une guerre qui dure depuis plusieurs années, à cause des violations de ce traité, par certains Etats producteurs d’armes, qui non seulement, fructifient leurs entrées financières, mais soutiennent différemment, les belligérants, sous bénéfice d’inventaire politico-stratégique. Le même scénario est observé dans d’autres pays sujets à des conflits internes ravageurs pour les populations civiles, à l’image de la Syrie et du Yémen.

Adel M.

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