Noam Chomsky évoque une crise planétaire majeure

Noam Chomsky évoque une crise planétaire majeure

Le célèbre penseur progressiste, le Pr. américain Noam Chomsky, met en garde contre les crises liées au nucléaire non contrôle, au réchauffement climatique et à la montée des gouvernements d’extrême-droite, en tant que menaces pour le devenir l’humanité.

« Le monde se trouve à l’instant le plus dangereux de l’histoire de l’humanité en raison de la crise climatique, de la menace de guerre nucléaire et de la montée de l’autoritarisme », a avertit Chomsky, dans un entretien dans le dernier numéro du  New Statesman,  magazine politico-culturel britannique.

Selon le linguiste américain, 91 ans, « il n’y a rien eu de semblable dans l’histoire de l’humanité », même durant la période du nazisme, des années 1930/1940.

Chomsky estime que l’humanité est « à une confluence étonnante de crises très graves. L’ampleur de celles-ci a été illustrée par la dernière mise en marche de la célèbre horloge du Jugement dernier. Elle a été réglée chaque année depuis le bombardement atomique, l’aiguille des minutes a avancé et reculé. Mais en janvier dernier, elle a abandonné les minutes et est passée aux secondes jusqu’à minuit, ce qui signifie la fin. Et c’était avant Covid-19 ».

Pour l’activiste américain de gauche, ce changement « reflète la menace croissante de guerre nucléaire, qui est probablement plus grave que pendant la Guerre froide. La menace croissante d’une catastrophe environnementale, et (…) la forte détérioration de la démocratie ».

Sur ce dernier point, Chomsky relève que l’actuel président américain, Donald Trump « a réussi à augmenter la menace de chacun des trois dangers », en citant ses actions contre la volonté internationale visant à « mettre fin au démantèlement du régime de contrôle des armes », et en faveur de l’augmentation du « développement de nouvelles armes dangereuses et plus menaçantes ».

Sur le climat, il met en avant les efforts de Trump « pour maximiser l’utilisation des combustibles fossiles et pour mettre fin aux réglementations qui atténuent quelque peu l’effet de la catastrophe à venir ».

Sur la détérioration de la démocratie, Chomsky relève que « la branche exécutive du gouvernement (de Trump) a été complètement purgée de toute voix dissidente » pour ne conserver que les « flagorneurs » de sa politique. A ce sujet, Chomsky fait état de la montée des gouvernements autoritaires et de leurs soutiens à travers le monde, apparus sur la lancée de l’accession au pouvoir de Trump à la tête de la première puissance Mondiale. Cette « nouvelle internationale réactionnaire » est composée, rappelle-t-il, du Brésil, de l’Inde, du Royaume-Uni, de l’Égypte, d’Israël et de la Hongrie, pays dirigés par des régimes autoritaires, mais aussi la montée de dirigeants de partis d’extrême-droite, en Italie, en Grande-Bretagne.

Pour contrer cette menace, Chomsky qui a « vécu 22 élections présidentielles américaines », Chomsky appelle les électeurs américains de gauche à voter pour (Joe) Biden lors la présidentielle du 3 novembre et à le « pousser à poursuivre un poursuivre un programme progressiste ».

Ab. M.