Moyen-Orient : signature d’« accords de paix » entre Israël, les Emirats arabes unis et Bahreïn sous le parrainage de Trump

Moyen-Orient : signature d’« accords de paix » entre Israël, les Emirats arabes  unis et Bahreïn sous le parrainage de Trump

Les Emirats arabes unis, Bahreïn  et Israël ont signé officiellement mardi, à la Maison Blanche, à Washington, des accords de normalisation de leurs relations diplomatiques, dits « accords de paix », parrainés par les Etats-Unis.

Les accords ont été paraphés par Cheikh  Abdallah Ben Zayed Al Nahyane, ministre émirati des Affaires étrangères, le chef de la diplomatie bahreïnie, Abd al Latif a-Ziani, et le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, en présence du président américain, Donald Trump, lors d’une cérémonie « pompeuse » organisée à la Maison Blanche.

« Nous sommes fiers du rôle joué par les Emirats dans l’instauration de la paix », s’est réjoui le chef de la diplomatie émiratie, indiquant que son pays voudrait « installer l’espoir » dans la région.

En guise de « premier présent » fait aux Emirats engagés dans la guerre au Yémen, le président américain a annoncé aux médias, que son pays ne voyait pas d’inconvénient à vendre à ce pays, des avions de combat américains F35.    

Mike Pompeo, Secrétaire d’Etat américain, peu avant la cérémonie de signature de cet accord et l’annonce du « soutien à la paix » par Bahreïn, a indiqué  que les Emirats Arabes Unis et Bahreïn ont pris les devants.

Il a ajouté que plusieurs pays vont les suivre prochainement et se joindre à ce qu’il a appelé, « le processus de  paix »au Moyen-Orient.

Le président Trump, qui se présentait comme « un faiseur de paix », disposant de l’agenda de « la normalisation » avec Israël, a parlé de 5 ou 6 pays arabes inscrits sur la « liste d’attente », invitant les palestiniens à se joindre à « l’accord de paix ».

Pompeo a indiqué que ces pays (qu’il n’a pas nommés) attendent seulement le « bon timing » pour annoncer la normalisation de leurs relations avec Israël, soulignant que « seuls l’Iran et la Turquie ont dénoncé ces accords de paix au Moyen-Orient ».  

A cette cérémonie préparée par Trump et qui lui sert de tremplin électoral, étaient présents des représentants du Sultanat d’Oman, « émissaires » dûment mandatés par leur pays.

Cette présence de délégués omanais, non annoncée auparavant, est un signe évident que le Sultanat d’Oman sera le prochain pays arabe sur une longue liste, qui va emprunter le « chemin de la paix » avec l’entité sioniste.  

 Selon Pompeo, « seuls l’Iran et la Turquie ont dénoncé ces accords de paix au Moyen-Orient », oubliant que les Palestiniens ont été les premiers à condamner ce « coup de poignard dans le dos » donné par les signataires de ces ententes séparées avec l’entité sioniste.

Les Emirats arabes unis est le troisième pays arabe à « normaliser » ses relations avec l’entité sioniste après l’Egypte en 1979 et la Jordanie en 1994, qui ont signé des accords de paix.

La Turquie est le premier pays musulman à reconnaître Israël en 1949, soit une année après sa « création » en 1948 sur les terres palestiniennes qu’il occupe militairement jusqu‘à l’heure actuelle avec l’appui déclaré des Etats-Unis et tacite de pays occidentaux, contre l’avis de la communauté internationale.

 

 Abbes Mouats