Mise au point de l’ambassade d’Algérie en France : Respecter la frontière légale du Sahara Occidental

Mise au point de l’ambassade d’Algérie en France : Respecter la frontière légale du Sahara Occidental

Notre ambassadeur en France, Mohamed Antar Daoud, a adressé une mise au point au directeur du magazine prétendument panafricain « Jeune Afrique ». il y est reproché à son directeur, Béchir Benyahmed, d’avoir inclus le territoire du  Sahara Occidental dans la carte marocaine illustrant  l’article intitulé « La république ensablée », paru dans le numéro de mai de ce mensuel.

L’heure n’étant plus aux « salamalec, notre ambassadeur commence par relever l’hostilité de ce média à la décolonisation du Sahara Occidental, territoire classé non-autonome par les Nations-Unies, et demeuré dernière colonies existant encore en Afrique. Nonobstant les opinions et penchants clairement affichés de ce magazine, nourri à la généreuse mamelle du Makhzen, il n’en est pas moins tenu de se plier au droit international, histoire de ne pas mentir à ses lecteurs, et de les induire en erreur.

Le droit du peuple sahraoui à la tenue d’un référendum d’autodétermination est en effet retenu et adopté par l’ensemble des institutions internationales à l’image du conseil de sécurité, l’assemblée générale des Nations-Unies- et le conseil de sécurité et de paix de l’Union africaine, rappelle ainsi notre ambassadeur.

Une leçon de géographie, d’histoire et de droit international semble s’imposer d’elle-même au regard de la mauvaise foi maintes fois affichée par ce médias dans ses articles et éclairages : Vous n’êtes pas sans savoir que le territoire du royaume du Maroc et le territoire du Sahara Occidental sont deux territoires bien distincts et séparés ; une réalité réaffirmée par les différentes instances internationales et régionales.

Et de se demander à juste titre pourquoi le magazine Jeune Afrique continue à se faire le héraut du colonialisme marocain alors qu’en parallèle il prétend incarner sur les plans médiatique et politique l’essence-même du panafricanisme. Et d’espérer in fine, ironiquement sans doute, que ces importants éléments d’information seront pris en ligne de compte à l’avenir.

Ali Oussi