Michel Aoun : « je n’ai pas appelé à un accord de paix avec Israël »

Michel Aoun : « je n’ai pas appelé à un accord de paix avec Israël »

Le Liban, embourbé dans une situation économique des plus défavorables en sus des soubresauts émanant de la rue qui appellent à un changement de la politique prônée jusque-là, n’est pas au bout de ses peines.

Le pays du Cèdre, dirigée par Michel Aoun, a d’autres soucis que de se mettre à dos les pays arabes divisés certes mais très regardants sur la nouvelle équation qui avance comme une traînée de poudre, à savoir la normalisation des relations diplomatiques avec  l’entité sioniste.

A ce propos, Michel Aoun a démenti avoir appelé à un accord de paix avec Israël, quelques jours après un entretien accordé au média français BFM TV, a rapporté mardi L’Orient le Jour, dans lequel il avait été interrogé concernant une éventuelle normalisation des relations avec l’Etat juif.

« Je n’ai pas appelé à un accord de paix avec Israël, car il y a de nombreux problèmes, notamment le fait qu’une portion du territoire libanais est sous occupation et que des frontières maritimes et terrestres font encore l’objet de litiges, en sus de la cause palestinienne et de la présence de réfugiés palestiniens au Liban », a expliqué le président. « Cela dépend », a-t-il affirmé, en ajoutant qu’il ne pourrait y avoir d’avancée que lorsque « les problèmes » entre le pays du Cèdre et l’Etat hébreu seraient « résolus ».

Sur l’accord de normalisation des relations entre les Emirats arabes unis et Israël annoncé jeudi dernier, le président libanais a réagi en disant que les Emirats étaient un « pays indépendant ».

Le Liban et le voisin israélien sont techniquement en état de guerre.

 Ferhat Zafane avec dépêches