Maroc : 25 sahraouis du groupe Gdeim Izik croupissent dans les geôles du Makhzen

Moroccan forces dismantle a camp housing thousands of refugees in the Western Sahara, near Laayoune, on November 8, 2010 leaving four dead and scores injured, according to the rival sides. The security forces were ordered to empty a camp housing some 12,000 people set up four weeks ago outside Laayoune, the main town in the Western Sahara, in a protest against the deterioration of living standards. The Polisario Front rebel group strongly condemned the Moroccan raid as an attempt to derail the new UN-brokered attempt to end unrest in the sparsely populated territory on North Africa's Atlantic coast. AFP PHOTO / MAP (Photo by - / MAP / AFP)

Maroc : 25 sahraouis du groupe Gdeim Izik croupissent dans les geôles du Makhzen

Le  8 novembre 2010,  des militants Sahraouis pacifiques ont été arrêtés à la suite du démantèlement violent par les forces marocaines du camp de Gdeim Izik.

Ce camp rassemblait alors plusieurs milliers de Sahraouis venus installer leurs tentes traditionnelles à proximité de la ville de Laâyoune occupée, afin d’exprimer leurs exaspérations quant aux discriminations économiques et sociales qu’ils subissent.

Ce rassemblement était  également l’occasion de revendiquer le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, alors que le Maroc occupe depuis 1975 ce territoire considéré au regard du droit international et de l’ONU comme non autonome.

Toujours en détention dans les geôles marocaines, l’association Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) est montée au créneau aujourd’hui pour exiger leur libération.

Elle accuse également le Maroc   d’instrumentaliser le procès en raison de leurs engagements et activités.

Dans une tribune parue dans le journal « Le Monde », à l’occasion du 10e anniversaire des événements tragiques de Gdeim Izik, Bernadette Forhan, présidente d’ACAT France, a souligné l’impératif de « rappeler inlassablement aux autorités marocaines leurs obligations de respecter les droits de ces détenus sahraouis (…), en demandant leur libération, la fin de tout harcèlement judiciaire et que réparation soit faite pour les injustices et les tortures qu’ils ont subies ».

Elle a affirmé, à ce titre, que « les détenus et leurs familles subissent régulièrement des mesures punitives en raison de leur détermination à obtenir justice, comme des restrictions au droit de visite, mise en isolement, surveillance policière des proches », et ce, en dépit de l’engagement du Maroc depuis 1993 à l’application de la Convention contre la torture.

« C’est un coup dur pour le royaume qui mène un intense lobbying pour convaincre ses partenaires internationaux de l’engagement du royaume sur le chemin des droits humains », écrit la présidente de l’ACAT France.

 Ferhat Zafane ( sps)