Mahmoud Ahmadinejad au Figaro: «L’arme nucléaire ne résoudra rien »

TEHRAN, IRAN - SEPTEMBER 3: Former President of Iran Mahmoud Ahmadinejad speaks during an exclusive interview in Tehran, Iran on September 3, 2019. Fatemeh Bahrami / Anadolu Agency

Mahmoud Ahmadinejad au Figaro: «L’arme nucléaire ne résoudra rien »

Président de la République iranienne entre 2005 et 2013, Mahmoud Ahmadinejad est, sans le dire officiellement, en campagne pour le scrutin présidentiel de juin. Mais la candidature de ce populiste, crédité de 30 % de voix dans certains sondages, pourrait être invalidée par l’instance dirigeante e son pays. Dans un entretien accordé au journal français de droite « Le Figaro », il fait voler en éclat plusieurs idées reçues aussi bien sur lui que sur Téhéran.

S’agissant de l’accord sur le nucléaire iranien, par exemple, il rappelle ceci : « Nous avons un accord qui n’a pas réussi, car M. Trump s’en est retiré unilatéralement. Selon cet accord, si un problème surgit, les pays signataires doivent se réunir pour en discuter. Mais le principe de justice internationale n’a pas été respecté, et l’Iran n’a rien pu faire, elle a été perdante. Refaire l’accord précédent sera très difficile ».  Voilà pourquoi Joe Biden, le nouveau président américain est attendu avant tout sur les actes. En revanche, pour lui, « L’arme nucléaire ne peut plus avoir d’usage dans le monde », comme l’a prouvé l’effondrement de l’ex-URSS.

Our lui, « Tout le problème des Etats-Unis avec l’Iran est né d’une concurrence historique. L’Iran est un grand pays avec une histoire vieille de 7000 ans. Les Etats-Unis voient l’Iran comme leur concurrent. C’est leur grande erreur, ils devraient considérer l’Iran comme un pays prêt à coopérer, à condition que la justice et le respect soient garantis et que personne ne veuille dominer l’autre ». il est vrai que l’entité sioniste alimente et encourage cette concurrence.

L’ancien président iranien, qui révèle par ailleurs avoir été constamment mais secrètement en relation téléphonique avec le président français de son époque, Nicolas Sarkozy, dément au passage avoir prononcé un jour cette phrase selon laquelle il fallait « détruire Israël ». « Lorsque j’expliquais qu’il fallait mettre fin à l’occupation israélienne. Depuis 70 ans, les décisions prises par les Européens ont échoué à résoudre les problèmes en Palestine.

On n’a respecté ni la justice, ni les droits du peuple palestinien. C’est un territoire occupé. Il faut un référendum pour que les gens en Palestine décident de leur destin. Deux principes doivent être respectés: la charte des Nations unies qui reconnaît le droit de chaque peuple de définir son destin, et la non-intervention d’autrui ».

A.O