L’investissement , l’innovation , les startup , l’exportation et le climat des affaires en Algérie .

L’investissement , l’innovation , les startup , l’exportation et le climat des affaires en Algérie .

Pour la première fois , le Président de la République ,Abdelmadjid Tebboune, s’investit personnellement  , sur un dossier qui  constitue l’avenir de l’Algerie, mais qui est actuellement jonché d’obstacles , d’un ordre structurel ,à corriger dans le meilleur délai.

C’est le seul challenge qui est mesure d’assurer le décollement économique de l’Algerie . Le Président de la République de la Corée du Sud , se réunit une fois par mois , avec les industriels et les investisseurs , qui constituent la force de frappe de ce pays, où aucun gratte papier , ne peut interférer dans cette mécanique réglée, de manière automatique et à merveille.

Les Présidents des pays nantis, quand ils se déplacent à l’étranger, ont dans leur délégation une multitude d’hommes d’affaires et d’industriels , transformant ces missions en véritable opération de pénétration des marchés extérieurs , et non en  visites protocolaires , de complaisance ou de tourisme .

La dépense des deniers de l’Etat , dans les missions à l’étranger ,doit s’accompagner par des résultats probants , et des comptes rendus , bien fouinés , pour permettre leur exploitation , devant assurer une meilleure connaissance des marchés, par nos investisseurs.

Chaque secteur doit faire connaître ses besoins , au secteur des affaires étrangères,  pour orienter nos diplomates à l’étranger , vers les niches d’information,  les plus précieuses, à exploiter et à recueillir.

L’investissement , l’innovation et les startup , sont imbriqués,  l’un et l’autre , et tout cet environnement permet de déterminer la qualité du climat des affaires en Algérie .

Sur ce dossier , l’Algerie est en retard, quand on mesure le niveau du climat des affaires , qui est peu reluisant . Les batailles de l’Algerie, sont à ce niveau , c’est pourquoi , quand les intérêts de la nation sont en jeu , on est tous concernés et impliqués au premier chef , et cela au delà de nos divergences politiques.

Quand on évalue la situation , on est confronté à la dure réalité des chiffres et du terrain . Donnez la parole aux investisseurs et aux entrepreneurs , vous écouterez leurs cris de détresse.

On n’a plus le droit de continuer avec la même langue de bois , pour présenter ce secteur , sous la forme d’un tableau jonché de roses.

Investir en Algérie est devenu ,à la limite,  un acte de bravoure, tant le parcours est jonché d’obstacles bureaucratiques, rédhibitoires et répulsifs .

On peut citer quelques exemples , où on doit rapidement crever l’abcès , pour nettoyer ce parcours du combattant .

Le Président de la République a été outré, lors de l’une de ses déclarations, de l’état du secteur des finances , des impôts , des domaines , de la conservation foncière ,     « où se faire délivrer un livret foncier ,devient un véritable exploit » ( dixit -Abdelmadjid Tebboun) .

Dans le secteur des finances , il faut souligner que celui ci est la vitrine de l’Algerie et la voie de passage de tout investisseur , qui ne peut pas mettre en péril son investissement, quand son capital risque d’être compromis, dans les méandres  d’une bureaucratie étouffante et anti économique . Les banques doivent faire leur mu ,au plus vite , pour le bien être de l’Algerie.

Le secteur du commerce n’est pas à l’abri de ces critiques et les responsables qui president à ses destinées , doivent prendre en charge rapidement les problèmes de fond, et éviter de gérer les affaires de la nation , par de l’agitation où des mises en scènes , formelles et improductives.

Ailleurs, dans les économies modernes , le registre du commerce est délivré en quelques minutes , de manière numérisées , à distance , sans que l’intéressé ne se déplace auprès de l’administration concernée . Idem , pour le permis de construire , le certificat de conformité, ou tout autre acte d’urbanisme,  qui font le cauchemar de nos citoyens.

Nos maquis de l’administration, tuent tout acte d’investissement, ne laissant aucune chance à notre pays de sortir des chemins tortueux de la bureaucratie.

Les sorties spectacles , ont été formellement proscrites par Monsieur le Président de la République, et cela lors  de plusieurs interventions .

Le spectacle désolant du  mois d’octobre 2020 ,au niveau du CNRC , des Bananiers ,pour le dépôt  des comptes sociaux , est révoltant et discréditant, pour le prestige de notre pays .

Les industriels, les entrepreneurs , les commerçants et toutes autres activités libérales , notamment des étrangers , font la chaîne , devant le siège du CNRC , à partir de cinq heure du matin , pour le dépôt des comptes sociaux .  La date de dépôt de ces dossiers a été prorogée , pour protéger la dignité des opérateurs privés et les intérêts de la nation .

Le secteur de la distribution , particulièrement celui du gros, échappe au contrôle de l’Etat, et l’informel règne en maître dans ce secteur .

Le coup de gueule du professeur Bouzid,  au sujet des ruptures de stock , des médicaments destinés aux cancéreux , n’est qu’un avant goût du climats délétère , d’une gestion approximative et empirique , reflétant un état des lieux sinistré .

L’état de nos marchés de gros , Boufarik , Rovigo , Khemis el Khechna, sont des marchés à ciel ouvert, où la boue remplace le bitume, et la charrette, comme seul moyen de transport, à l’intérieur de ces infrastructures , dont les voies d’accès sont impraticables .

L’organisation du marché de gros , par des voies réglementaires , est vital,  pour assurer la transparence et le contrôle de l’Etat  . Il est plus que nécessaire de construire des marchés de gros , aux normes internationales , ou l’accès ne sera autorisé qu’aux commerçants , en possession d’une carte  fiscale.

Les zones industrielles et les zones d’activité , sont également dans le même état , ou l’abandon et l’oubli , se disputent le podium de la médiocrité .

Les investisseurs ,dans le secteur de l’agriculture ,dont les exploitations se mesurent par des milliers d’hectares ,sur des cultures stratégiques , crient leur désespoir ,par l’absence de routes , de l’électricité et de l’eau , devant rendre leurs exploitations viables .

L’exportation est une filière stratégique pour l’Algerie , et il est urgent de fixer le listing des produits à exporter , en mettant en place toute la logistique et le cadre institutionnel , devant encourager et faciliter toute opération d’exportation . La pomme de terre , les pommes, les raisins mad in Algeria , ont inondé le marché , depuis l’arrêt des importations. Les stocks de la datte de l’année passée , n’ont pas encore été vendus , alors que la nouvelle production vient d’arriver .  Le secteur de l’agriculture , du commerce et de l’exportation , sont interpellés pour sauver ces productions agricoles.

Les projets de plates formes  logistiques d’exportation de Tamanrasset et d’Adrar , pourtant stratégiques pour l’Algerie , sont en veilleuses.

Les nouvelles mesures prises en faveur des startup sont courageuses et elles doivent être suivies par d’autres mesures, devant accompagner ces jeunes , pour les mettre dans un environnement moderne et protecteur, devant éviter leur exil vers l’étranger , comme nous l’enregistrons , dans diverses filières, telles que la médecine, l’informatique , la pharmacie , l’électronique et la chimie ect.

Ces jeunes cadres sont recrutés par de grandes firmes internationales , pour les renvoyer en Algérie , comme expert, formateur et évaluateur , et dont les prestations sont facturées en devises, au profit de ces firmes étrangères .

L’amélioration du climat des affaires, doit commencer par mettre fin aux mesures intempestives et sortir des turbulences juridiques ,!dans la gestion de ce dossier.

Nos gouvernants doivent mûrirent leurs décisions , et ils doivent élargir la concertation au maximum d’experts, pour éviter de se déjuger fréquemment , comme le dossier de l’importation des véhicules de moins de trois ans, qui risque de nous décrédibiliser, devant l’opinion publique et nos partenaires étrangers , déroutés par une absence de lisibilité , dans nos actions.

L’investisseur doit être protégé , rassuré et il doit avoir la garantie d’un cadre juridique, où le long terme doit être garanti.

nous avons les meilleures compétences , les meilleurs experts , faisons leur confiance . Le challenge est à notre portée .

Ce ne sont la que quelques aperçus de nos insuffisances , qui peuvent être corrigées , si tout le monde est conscient des enjeux stratégiques et vitaux,  auxquels notre pays doit fait face .

Hassen Kacimi