Libye: 12 corps découverts dans de nouveaux charniers

Libye: 12 corps découverts dans de nouveaux charniers

En Libye, l’heure est à la découverte de détails plus sombres sur les atrocités qui auraient été commises par des milices alliées au général renégat Khalifa Haftar avant leur retrait de Tarhounah, dans l’ouest du pays.

En effet, douze corps ont été découverts dans de nouvelles fosses à Tarhouna, ville de l’ouest de la Libye, où de nombreuses dépouilles sont retrouvées depuis le début de l’été, a indiqué l’autorité du Gouvernement d’union nationale (GNA) chargée des disparus.

«Quatre nouveaux sites ont été découverts, dont deux fosses communes et deux tombes individuelles, à Tarhouna» a indiqué l’autorité chargée de la recherche et de l’identification des disparus — qui dépend du GNA — sur son compte Facebook mercredi: «Douze corps non identifiés ont été exhumés».

Les découvertes macabres se succèdent mais l’exhumation des corps est parfois lente en raison du manque de moyens.

Selon Abdel Hakim Abou Naama, président de l’association des victimes de Tarhouna, il y aurait «16 charniers identifiés qui n’ont pas encore été fouillés».

La mission de l’ONU en Libye (Manul) s’était dit «horrifiée» en juin après des informations sur la découverte d’au moins huit charniers dans la ville.

L’ONG Human Rights Watch (HRW) a réclamé jeudi que l’accord de cessez-le-feu permanent signé la semaine dernière entre les parties en conflit dans le pays soit suivi d’un mécanisme pour que les auteurs de crimes et d’abus assument leurs responsabilités. Pour rappel, la Libye a révélé récemment,  une liste de suspects impliqués dans les crimes liés aux charniers découverts dans la ville de Tarhouna et dans les zones situées au sud de la capitale Tripoli.

La liste publiée par le bureau du procureur général du pays sera distribuée aux institutions compétentes, comprend les noms des commandants de la 9e brigade inféodée à Khalifa Haftar, connue sous l’appellation Kaniyat.

Le 5 juin, dernier, l’armée libyenne a libéré Tarhouna, ville utilisée comme centre d’opérations et d’approvisionnement par les milices rebelles du chef de guerre renégat Khalifa Haftar.

Des centaines de cadavres ont été retrouvés à l’intérieur de l’hôpital de la ville, dans un conteneur provenant du même hôpital et dans un puits situé à la périphérie de la ville.

Le volet tragique de la situation rencontrée à Tarhouna est apparu lorsque des charniers ont été découverts dans le cadre des enquêtes initiées par les autorités libyennes.