Les producteurs de  tomate industrielle crient leur colère

 Les producteurs de  tomate industrielle crient leur colère

D’après certains agriculteurs activant au niveau des bassins de la tomate industrielle à l’est du pays, nombre d’entre eux sont en colère et ne savent plus à quel saint se vouer pour exprimer leur grand désarroi face à des pratiques qui prêtent à confusion  voire même  douteuses, de la part des conserveries.

Alors que le rideau est tombé sur la campagne de la tomate industrielle  l’est du pays, force est de constater que le récurrent  problème de la très mauvaise prise en charge par les conserveries de la production demeure toujours d’actualité.

Au grand dam des agriculteurs qui ont dépensé sueurs et argent durant toute une saison, leurs appréhensions se sont avérées justes et ils pensent que la saison est perdue à cause des perturbations enregistrées au niveau de certaines conserveries, entre autres, les pannes et les longues files d’attente avant la livraison de la marchandise.

Et comme la tomate est un produit rapidement périssable et donc obligés de le jeter, ils sont plutôt angoissés de voir tous leurs  efforts partir en fumée en l’espace de quelques jours à cause des trop longues journées d’attente pour sa livraison.

Sachant que les charges d’exploitation dans le cas de la filière tomate industrielle sont estimées entre  60 millions et 70 millions à l’hectare, l’infortuné agriculture ne peut s’en sortir qu’en réalisant des rendements de plus de 800 quintaux à l’hectare pour espérer éviter les tracasseries et les pertes lors de la livraison de sa production.

Mais il ne faut pas croire que la partie est pas pour autant gagnée, car l’agriculture n’étant pas une science exacte, il reste à compter sur un bon itinéraire technique et combattre efficacement les bio agresseurs des plantes qui peuvent parfois détruire totalement toute une plantation.

Aussi,pour notre part nous lançons un appel aux autorités agricoles de chaque wilaya concernée et au syndicat de l’UNPA afin qu’ils interviennent pour trouver une issue à ce problème et rendre la confiance aux agriculteurs.

 Rabah Kouirougli