Les déboires de deux entreprises publiques, victimes de l’arbitraire du ministre de l’Industrie

Les déboires de deux entreprises publiques, victimes de l’arbitraire du ministre de l’Industrie

ELEC El Djazaïr, groupe public spécialisé dans la fabrication et la commercialisation de produits et services électriques, électroménagers, de télécommunication et électroniques, qui compte parmi ses filiales les entreprises Enie et Eniem, risquerait de connaitre bientôt de sérieux problèmes.

Le groupe ACS (Algeria Chemical Specialities), qui compte plusieurs filiales dont Enad (détergents et hygiène  corporelle), Enava (verre et abrasifs) et Enpc (caoutchouc et plastique), pourrait également faire face prochainement à un sort cruel.

Les deux groupes publics, pas des moindres, sont en effet victimes des décisions arbitraires de Ferhat Aït Ali Braham, ministre de l’Industrie. Ce dernier, faisant fi à une instruction pourtant claire du Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a limogé fin 2020 leurs PDG respectifs.

Alors qu’un ministre avisé serait revenu sur sa décision. Ferhat Aït Ali a foncé tête baissée en voulant mettre tout le monde devant le fait accompli. Deux conseils d’administration en vue de la nomination officiels des deux nouveaux PDG avaient été organisés. Mais, ils n’ont abouti à rien.

Bien au contraire, ces mises en scènes se sont heurtées à une instruction venue d’en haut. Résultat : les représentants du Premier ministère, mais aussi celui du ministère des Finances, n’ont pas assisté à ces conseils, a appris La Patrie News d’une source sûre

En l’absence des deux représentants, les procès verbaux des deux nominés n’ont pas pu être signés, ni exécutés. En sommes, ils sont déjà nuls et non avenus.

Pendant ce temps, les PDG limogés n’ont pas été réintégrés dans leurs postes. Du coup, c’est le blocage total. « Officiellement, les deux anciens patrons ne sont pas limogés et les nouveaux ne sont pas installés », explique notre source. Et d’ajouter, « cependant, les premiers ne peuvent plus gérer. Les seconds non plus ».

Une gestion paradoxale dont l’Algérie peut se passer en ces temps de vaches maigres. « Si rien n’est fait, les entreprises vont faire face avec le temps à des protestions internes. Elle peuvent couler », alerte notre source.

Djaouad Amine