Le texte mis sur la table au « moment voulu »

Slimane Laradj,  doyen de la faculté de sciences politiques   et des relations internationales d’Alger:

Contrairement à certains observateurs estimant  que le confinement n’est pas une situation adéquate permettant de débattre aisément de la Loi fondamentale, Slimane Laradj, assure que le texte a été mis sur la table au moment voulu, susceptible de donner assez de temps et de permettre au plus grand nombre d’acteurs politiques et à la société civile de contribuer au débat et à son enrichissement en vue d’aboutir à une Constitution consensuelle.

 

« Certes, on est dans une course contre la montre pour construire la nouvelle République, mais on a aussi besoin de temps pour réfléchir et débattre autour de la Loi fondamentale. Je crois que c’est pour concilier entre ces deux impératifs qu’on a jugé opportun de dévoiler le projet de la révision constitutionnelle en ce temps de confinement », explique le doyen de la faculté de sciences politiques   et des relations internationales d’Alger.

Abordant l’épineuse question de la mise en application des dispositions positives de la révision constitutionnelle Slimane Laradj, affirme qu’il existe une volonté d’ancrer de nouveaux outils et mécanismes de fonctionnement du système politique en Algérie. Selon lui, cela est un indicateur positif reflétant la volonté d’éradiquer les anciennes mauvaises pratiques.