Le site de Ghoufi (Batna) bientôt transformé en parc culturel

Le site de Ghoufi (Batna) bientôt transformé en parc culturel

Les gorges du Ghoufi sont, attestent plusieurs publications, à l’image des montagnes Rocheuses et du Grand Canyon, composées de roches métamorphiques et sédimentaires, et d’une végétation de type oasis, spécificité unique de cette région.

L’architecture y est typiquement berbère. Les matériaux utilisés sont la pierre sommairement polie et jointe avec un mortier local, des troncs d’arbres et de dattiers.

Surplombant l’oasis, les balcons du Ghoufi, taillés en cascades dans la roche, ont attiré l’homme qui y a construit des demeures aujourd’hui inhabitées datant de quatre siècles.

Au tournant de chaque balcon se trouve un village au milieu duquel se dresse une taqliath (un bâtiment de plusieurs étages contenant un nombre de chambres égal au nombre de familles, servant à l’entrepôt des récoltes et des provisions). Les villages accrochés à flanc de falaise avaient pour nom Hitesla, Idharène, Ath Mimoune, Ath Yahia, Ath Mansour ou Taouriret.

Relevant administrativement de la commune de Ghassira (93 km de la ville de Batna), c’est un site qui vaut le détour.  « Il sera bientôt transformé en un parc culturel », selon la ministre de la Culture et des Arts, Mme Malika Bendouda, sur place.

Après avoir suivi un exposé sur le site classé site naturel en 1928 puis en 1967 s’étendant sur 420 hectares, la ministre a relevé que « chaque pierre de ce lieu exhalant beauté naturel et culturel a une histoire et l’architecture de ses constructions loin d’être fortuite s’inscrit dans une logique de résistance et d’autodéfense »

« Il y a une lecture intelligente de l’espace qui rend le visiteur fier de sa civilisation et de sa culture qui fait qu’il mérite d’être un parc culturel »,  a soutenu Mme Bendouda.

La ministre en visite de deux jours dans la wilaya a ajouté que son département œuvre aujourd’hui à « favoriser l’exploitation culturelle de ces régions, à les mettre en valeur et en faire la promotion en créant de véritables circuits culturels »estimant que l’investissement dans le domaine culturel demeure « la solution effective pour exploiter les ressources culturelles en Algérie ».

M.M.H