Le projet de loi sur la prévention et la lutte contre les crimes de kidnapping, «un pas positif» affirme la présidente de l’ONPPE

Le projet de loi sur la prévention et la lutte contre les crimes de kidnapping, «un pas positif» affirme la présidente de l’ONPPE

La  teneur du projet de loi portant prévention et lutte contre les crimes de kidnapping constituait «un pas positif» pour protéger les enfants de l’un des crimes les plus horribles qu’ils pourraient subir, affirmait ce mercredi la présidente de l’Organe national de protection et de promotion de l’enfance (ONPPE).

Intervenant devant la commission des affaires juridiques, administratives et des libertés de l’Assemblée populaire nationale (APN), lors d’une séance consacrée à l’enrichissement et au débat de ce texte de loi, Meriem Chorfi a en effet, précisé «le kidnapping est l’un des crimes les plus horribles que pourrait subir un enfant», saluant par la même le projet de loi initié par le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

Ce projet de loi implique «toutes les parties concernées par la prévention contre le kidnapping à l’image de l’ONPPE et la société civile et non seulement les autorités supérieures», a-t-elle souligné.

Le projet de loi évoque l’«alerte précoce» via le numéro vert 11-11, a fait savoir Mme Chorfi, affirmant que son organe œuvrait pour que cette ligne soit opérationnelle la nuit également.

Par ailleurs, la même responsable a appelé à définir l’autorité en charge de l’élaboration et de l’évaluation du «plan stratégique» contenu dans le projet de loi, citant les expériences de certains pays qui l’ont confiée aux ministères de l’Intérieur et de la Justice.

De leur côté, les membres de la Commission des affaires juridiques, administratives et des libertés de l’Assemblée populaire nationale (APN) ont salué le présent texte qui permet de protéger les personnes contre le kidnapping, estimant que ledit texte «n’a pas évoqué le rôle de la famille dans sa dimension éducative de l’enfant».

Certains députés ont même souligné la nécessité de spécifier l’organisme habilité à protéger les enfants, appelant à fixer le montant lié à l’indemnisation en cas d’enlèvement, tandis que d’autres ont suggéré de mettre en place des cours éducatifs et des séances d’apprentissage aux enfants pour leur montrer la manière de se protéger contre le kidnapping.