Le premier ministre du Maroc « condamne » la récupération de l’oasis de Laaroda

Morocco's Foreign Minister Saad-Eddine El Othmani attends a "Friends of Syria" group conference in Marrakech December 12, 2012. The group, Western and Arab nations sympathetic to Syria's uprising against President Bashar al-Assad, gave full political recognition on Wednesday to Syria's opposition, reflecting a hardening consensus that the 20-month-old uprising might be nearing a tipping point. REUTERS/Abderrahmane Mokhtari (MOROCCO - Tags: POLITICS)

Le premier ministre du Maroc « condamne » la récupération de l’oasis de Laaroda

Le Maroc a réagi ce samedi, par la voie de son premier ministre, Saad Eddine El Otman, à la décision de l’Algérie de récupérer l’oasis de Laaroda, une palmeraie relevant du territoire national et exploitée par des agriculteurs marocains depuis des décennies, dans le cadre du bon voisinage.

El Othmani a dit suivre le dossier « avec inquiétude ». Il s’agit d’un « comportement condamnable et inacceptable », a-t-il ajouté.

« Nous avons confiance que les autorités marocaines compétentes travailleront avec fermeté et sagesse pour trouver une solution efficace », a-t-il déclaré dans une allocution devant les membres de son parti (Parti de la justice et du développement), selon Le Desk.

Au royaume de Mohammed VI, il est de notoriété publique que Saad Eddine El Otman fait de la figuration. Toutes les décisions, à l’image de la normalisation avec « Israël » ou encore la légalisation de la culture et de l’usage du cannabis, sont prises par le roi en personne et son entourage.

Récemment, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a adressé une lettre à tous les membres du gouvernement, y compris El Othmani, pour les sommer de boycotter l’ambassade d’Allemagne à Rabat.

Une décision surprenante, pour ainsi dire, lorsque l’on sait que dans n’importe quel appareil étatique le ministre des Affaires étrangères dispose d’un pouvoir décisionnel inférieur à celui du premier ministre.

Parachuté à ce poste par le monarque, le chef de la diplomatie marocaine a été instruit, sans doute, par le palais afin de couper les liens avec la représentation diplomatique allemande. Il n’a pas, donc, jugé nécessaire d’en informer celui qui est censé être son supérieur direct.

Ce dernier lui a rétorqué par une circulaire datée d’hier vendredi. Somme toute, une tentative désespérée de « mettre les points sur les i ».

Djaouad Amine