Le Chili va reconsidérer sa décision de fermer son ambassade à Alger

Le Chili va reconsidérer sa décision de fermer son ambassade à Alger

Le Gouvernement chilien va reconsidérer sa décision de fermer son ambassade à Alger, une position qu’il avait prise en juin dans le sillage d’un plan d’austérité visant à réduire les charges de ses représentations diplomatiques à l’étranger,  a laissé entrevoir le président exécutif du mouvement socialiste «Allendiste» chilien, Esteban Silva Cuadra dans une tribune publiée à Santiago, à l’occasion du 58ème  anniversaire de l’indépendance de l’Algérie

Pour des raisons d’austérité, le Chili a prévu en juin dernier de fermer ses représentations dans cinq pays (Danemark Syrie, Roumanie et la Grèce), une décision qui devrait lui permettre d’économiser jusqu’à 4 milliards Pesos chiliens.

«La décision de fermer l’ambassade du Chili à Alger pour des raisons budgétaires a été considérée comme totalement injustifiée et répond à une conception réductrice et partielle de nos relations internationales et des intérêts permanents de notre pays», a notamment souligné Esteban Silva Cuadra.

«Il semble que l’erreur serait corrigée, le gouvernement chilien ayant été contraint face à la pression de pans entiers de la société chilienne de reconsidérer sa position», a-t-il affirmé dans la même contribution.

Une décision « erronée »

Silva Cuadra, a indiqué que cette décision a été «rejetée et remise en question par les milieux autant politiques et parlementaires qu’économiques, médiatiques qu’intellectuels du pays. Ainsi, les parlementaires faisant partie des partis de la coalition gouvernementale actuellement au pouvoir ont qualifié la décision annoncée par le gouvernement de droite du président Sebastian Pinera de fermer les cinq ambassades «d’erronée «.

Silva Cuadra a relevé que la démarche en question n’est pas conforme à la riche et fructueuse histoire des relations algéro-chiliennes» et «envoie un signal très négatif au peuple algérien avec lequel nous sommes unis par des liens historiques forts et une coopération appelée à se développer à l’avenir. Il a notamment rappelé dans sa contribution l’étendue des relations historiques unissant les deux pays et qui remontent à la période d’avant l’indépendance de l’Algérie quand des universitaires, des dirigeants sociaux et des parlementaires ont activement soutenu la lutte anticoloniale menée par le Front de libération nationale.

Farid Houali