Le Centre Culturel Larbi Ben M’hidi commémore le 64e anniversaire de la grève des huit jours

Le Centre Culturel Larbi Ben M’hidi commémore le 64e anniversaire de la grève des huit jours 

En vue de créer un grand événement qui mobiliserait tout le peuple algérien autour du FLN, confirmer le caractère populaire de la Révolution de Novembre et internationaliser la question algérienne, coïncidant avec l’ouverture de la session de l’ONU prévue le 6 décembre 1956, puis reportée au 20 décembre pour être fixée finalement au 28 janvier 1957, le CEE avait pris la décision d’organiser une grève de 8 jours.

Le Centre Culturel Larbi Ben M’hidi, en coordination avec l’association Machaâl Echahid, est revenu, ce matin, sur ce haut fait historique dont l’écho médiatique et diplomatique a propulsé la question algérienne au niveau de l’ONU. Cette conférence historique s’est voulue un hommage au défunt moudjahid Brahim Chergui, responsable politique de la Zone autonome d’Alger. Le professeur Mohamed Lahcene Zghidi, invité du Forum de la Mémoire, est revenu sur la grève des 8 jours déclenchée le 28 janvier 1957 par les commerçants et travailleurs algériens en réponse à l’appel du Front de libération nationale. Un mouvement qui a doté le FLN d’un appui supplémentaire et apporté la preuve qu’il était le seul représentant du peuple algérien.

Il s’agissait d’une démonstration de force, non violente, se voulant un défi à la France coloniale avec des objectifs politiques et diplomatiques. Le professeur Mohamed Lahcene Zghidi, a apporté un regard historique sur les répercussions politiques de la grève des huit jours à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Il a également expliqué le choix de la date de cette grève qui a mis à nu le visage du colonialisme. Pour le conférencier, l’appel à la grève, suivi par le peuple algérien tout entier, a prouvé à l’opinion internationale l’adhésion du peuple à la démarche du Front de libération nationale et sa détermination à poursuivre sa Révolution jusqu’au recouvrement de son indépendance.

L’objectif de la grève était essentiellement politique et diplomatique tendant à faire entendre la voix du peuple algérien à l’opinion internationale à la veille de la tenue de l’Assemblée générale des Nations unies et l’examen de la question algérienne. Il fallait montrer à l’opinion internationale la lutte d’un peuple épris de liberté.

C’est ainsi que l’option d’une grève de huit jours décidée par le CCE (Comité de Coordination et d’Exécution), haute instance de la Révolution issue du congrès de la Soummam, devait être le point de cristallisation.

Le déclenchement devait coïncider avec l’introduction du dossier algérien dans le débat à l’Assemblée générale des Nations unies. C’est ainsi que la date de la grève a été reportée à deux reprises, car la tenue de la 11e session de l’AG de l’instance onusienne a été décalée deux fois de suite

Yahia Maouchi