L’ANP demeure toujours à la hauteur des défis

L’ANP demeure toujours à la hauteur des défis

En ce deuxième anniversaire du déclenchement du hirak populaire, et des suites tant fécondes qui ont été ses conséquences sur la vie du pays avec la chute de l’ex oligarchie politico-financière, il est indispensable de rappeler le rôle essentiel accompli par l’ANP et son haut commandement, dans la gestion des épreuves tant difficiles vécues par l’Algérie.

Contrairement aux affabulations des ennemis du pays, en cette période trouble, le haut commandement de l’ANP ne fut pas une junte autoritaire avide de pouvoirs et de prébendes, il n’a pas hésité un instant à se ranger du côté des manifestations populaires et de leurs aspirations, rejetant tout effusion de sang entre Algériens, refusant tout retour en arrière, et surtout aux années de violence, écartant aussi tout aventurisme de quelque sorte que soit, et tout basculement dans le chaos et l’anarchie.

L’ANP avait tenu au respect des dispositions constitutionnelles en vigueur, même viciées, pour assurer le transfert de pouvoir, dans le calme, et la quiétude. Et, l’ANP a tenu ses engagements, accompagnement du mouvement populaire et de ses revendications, sécurisation du climat pour assurer le dialogue national et l’organisation d’élections honnêtes, se tenant à équidistance des cinq candidats. L’armée, c’est l’Armée Nationale Populaire digne héritière de l’ALN, l’armée de libération nationale. Elle ne pouvait se dérober à ce nouveau djihad el akbar, après un siècle et demi de colonialisme abject et dévastateur.

Et, l’ANP avait beaucoup œuvré pour le développement du pays, sans oublier sa participation héroïque aux combats menés en 1967 et 1973 contre les agresseurs sionistes spoliateurs de la Palestine historique, qui est un combat pour la justice et la liberté, sans connotation ethnique ou religieuse comme l’avancent certains trublions de mauvaise foi, prompts à ressasser des discours déformés.

Et, après les bouleversements dramatiques qu’a connu le pays ayant débouché sur la tragédie nationale, par la faute des hommes politiques, heureusement sans effondrement de l’Etat et du pays grâce à la pugnacité de l’ANP face à l’hydre terroriste criminel, ce fut ensuite l’accès à la professionnalisation de tous les corps de l’ANP. Malgré les conjonctures difficiles et les manœuvres politiciennes, l’ANP est devenue une armée moderne, légaliste, républicaine, éloignée des contingences partisanes, et concentrée sur ses véritables missions, une armée qui fait face avec efficience et lucidité, aux multiples défis géopolitiques régionaux en se consacrant à la défense du territoire national, à la sécurité du pays et sa stabilité, contre tous les dangers, aussi bien sur le plan militaire qu’économique ( tensions régionales près des immenses frontières du pays, atteinte à l’économie nationale, lutte contre le trafic international de la drogue) et intérieurs (combat implacable contre les résidus du terrorisme et gardienne inflexible de la légalité constitutionnelle et de la paix civile sans être distante des préoccupations populaires. L’ANP avait également été au premier plan pour clore définitivement la page de la « tragédie nationale ».

Enfin, dès l’émergence du hirak originel, le haut commandement (soutenu par le reste de l’encadrement et des troupes, sans voix discordante) avait opté, sans hésitation, d’être aux côtés des manifestants pacifiques et de soutenir, sans réserve, leurs revendications légitimes, rejetant toute ingérence étrangère dans les affaires internes du pays, et prévenant sur son rejet de tout affrontement fratricide violent avec le peuple, et sur le bannissement de toute effusion de sang entre Algériens. Comme l’ANP avait tenu fermement au strict respect du cadre constitutionnel, malgré ses insuffisances. Portes closes à l’aventure. L’ANP avait accompagné, par la suite, toutes les mesures prises pour la tenue d’un dialogue national sans exclusive, soutenant par ailleurs la justice à se départir de la chape de plomb qui l’empêchait d’ouvrir les grands dossiers de corruption ayant défrayé la chronique publique, affirmant également son soutien indéfectible à l’indépendance de la justice dans sa lutte intraitable contre la corruption, la dilapidation des deniers publics et la prédation des biens de la collectivité nationale. L’ANP avait affiché clairement et nettement sa neutralité dans la joute électorale qui s’est déroulée le 12 décembre 2019, étant à équidistance des cinq candidats en lice.

Et l’ANP s’en est remise, sans tarder, à l’autorité politique issue de la légitimité populaire, à la suite d’un scrutin clair et sans fraude, comme ont pu l’attester même certains détracteurs de l’Algérie. C’est pour cela que les virulentes attaques menées contre l’ANP n’ont jamais été fortuites, encore moins spontanées car elles sont dirigées contre le socle inexpugnable qui a permis de garder l’Algérie debout, libre, souveraine et unie. Les ennemis de tous bords de l’Algérie, y compris les aventuriers opportunistes et sans scrupules de l’intérieur du pays, ne ciblaient donc pas par hasard l’ANP. Et, quand leurs tentatives sont venues lamentablement échouer sur le ferme socle de l’ANP qui avait décelé ces manipulations sordides, ils avaient essayé, par la suite de détourner sans succès les luttes du Hirak moubarak contre l’ANP, en utilisant des prétextes spécieux et mensongers avec des mots d’ordre tout autant calomnieux. Il n’est jamais tard pour tordre le cou aux affabulations politiciennes, aux mensonges, aux idées reçues et aux attaques ignominieuses contre l’ANP. Cette dernière avait prouvé, que son haut commandement n’avait jamais été une junte putschiste, avide d’ambition politique, de pouvoir et de répression, contrairement à ce qui avait été faussement relayé par le cartel médiatique et ses relais internes et externes.

L’ANP légaliste et républicaine, et donc respectueuse de la primauté du politique sur le militaire. Et, qu’on ne s’y méprenne plus, les déboires de l’Algérie, durant au moins les quatre dernières décennies, proviennent essentiellement des méfaits et de l’inconsistance de la majorité de la classe politique, une classe politique inepte et souvent irresponsable qui avait lamentablement échoué par des pratiques perfides et violentes et qui a failli faire sombrer le pays dans le chaos.

Paris : Yasmina HOUMAD