L’Algérie , une histoire célèbre et millénaire, non enseignée dans nos écoles

L’Algérie , une histoire célèbre et millénaire, non enseignée dans nos écoles.

Beaucoup d’Etats feraient tout pour s’approprier notre patrimoine historique, alors que chez nous , en Algérie , notre histoire a été enseignée à partir de 1830, date de la colonisation de notre pays , par la France.

L’histoire de l’Algérie est millénaire , avec des rois célèbres qui ont combattu Rome et Carthage, dans des guerres impériales de domination , qui continuent à nos jours , sous de nouvelles formes .

L’Algérie 250 AV Jc et bien plus à bel et bien existé, avec des rois célèbres.

Le Roi Syphax –              250 av J-C
Le Roi Massinissa –      201 av J-C.
Le Roi Jugurtha –          118 av J-C

La fille de Cléopâtre , femme du pharaon , s’appelle Celené. Elle est l’épouse de Juba II roi de Maurétanie . Elle est enterrée au tombeau de la chrétienne à Tipaza.  L’Algérie était un grand peuple , aimé , craint et respecté, à tel point que le pharaon d’Egypte faisait des alliances familiales avec les rois Numides.

Césarée de Maurétanie ( actuellement Tipaza )  était la capitale du roi numide Juba II . C’était l’une des plus importantes cités du littoral occidental de l’Afrique du Nord antique.

Massinissa est le premier Roi de la Numidie unifiée. Il a fondé et organisé l’Etat  antique de l’Algérie, le plus puissant et le plus prospère ,dans le bassin de la Méditerranée, jusqu’aux aux confins du Sahel, avec une monnaie et un territoire . Il a régné pendant un demi-siècle. Il meurt en 148 av J-C.

Une littérature occidentale, provenant de pseudo-orientalistes, a tenté de le dénigrer , en le présentant comme étant le Roi qui a trahi Hannibal.

Lors de la guerre qui opposa  Carthage à Rome , Massinissa a soutenu Rome , comme il a combattu Rome , pour des  raisons de leadership.

L’alliance ente Massinissa et Scipion à Zama (l’actuelle Souk-Ahras, en Algérie), 202 avant J.C, contre Hannibal, s’inscrit dans le cadre des guerres puniques , entre Carthage et Rome.

Massinissa s’est allié à Rome , pour contenir les ambitions expansionnistes de Carthage , sur son royaume de Numidie .

Par contre , le général Hannibal Barca s’est allié avec l’armée de Carthage qui est rentrée à Zama , actuel Souk Ahras , pour détruire le royaume de Massinissa.

Durant cette bataille , les armées de Massinissa et de Scipion , ont battu Hannibal.

Amazigh est la véritable appellation au lieu et place de berbère qui est un mot grec ,BARBARUS , qui veut dire étranger, repris par les Romains et les Français .

Le colonialisme français a tout fait, durant l’occupation de l’Algérie , pendant plus d’un siècle , pour effacer l’histoire glorieuse et millénaire de notre pays .

Il faut lever un amalgame important relatif à l’histoire ancienne de notre pays, véhiculé par des courants de pensées, sionistes et sépharades.

Les juifs ne sont pas originaires d’Afrique du nord et ce ne sont pas des Amazighs. La première vague de juifs est  arrivée en Afrique du Nord , avec les navigateurs commerçants Phéniciens, fuyant les persécutions des pharaons égyptiens. La deuxième vague est arrivée au début du 16 siècle, fuyant l’inquisition chrétienne espagnole en Andalousie.

C’est durant cette période que le roi des zianides a accueilli , à titre humanitaire, le père spirituel des juifs sépharades d’Andalousie , aphraine enelcaoua , où il est enterré à Tlemcen , avec sa femme et ses enfants.

Au sujet des noms de familles Algériennes, le colonialisme Français a tout fait pour disloquer l’identité Algérienne, en recomposant les noms de famille des Algériens, pour les diviser, les humilier, par des patronymes indignes et déshonorant, pour mieux les affaiblir et les opposer, dans des conflits tribaux du moyen âge.

La culture tribale , encore vivace , ayant survécu comme forme de gouvernance, post indépendance , Kbaili, Arbi , Chaoui, est l’œuvre malsaine du colonialisme . La France a encouragé de manière insidieuse l’Arouchia et le régionalisme, en opposant, les uns contre les autres .

La guerre contre l’Algérie a été aussi culturelle et contre l’histoire de notre pays.

Malgré les incursions phéniciennes, romaines, byzantines, ottomanes et françaises, les populations Algériennes ont survécu à toutes les tentatives d’acculturation, et elles ont peu subi les influences extérieures.

Les populations Amazigh ont quitté les plaines , pour échapper à la domination des armées étrangères . Ce qui explique pourquoi elles se sont installées dans les montagnes, en guise de résistance et de refus d’abdiquer aux exigences de ces nouveaux occupants.

La langue Amazigh est l’une des plus anciennes langues de l’humanité. Elle est parlée par les Amazigh d’Afrique du Nord, et son écriture est le Tifinagh. Le Tifinagh a subi des influences étrangères . Il a été fortement impacté  par le phénicien , et on y trouve de fortes ressemblances , au niveau de l’alphabet .

Le tamazigh est une branche de la famille des langues chamito-sémitiques. Elle couvre une vaste aire géographique . La langue chamito-sémitique est une langue afro-asiatique, pouvant être située au niveau de la corne de l’Afrique, l’Afrique du nord, le Sahel, le moyen orient , Malte, sud de l’Espagne et de l’Italie.

On recense plus de six sous groupes de langues , appartenant à la même famille Amazigh , avec des spécificités, pour chacune , selon la région où elle est parlée .

Malgré les incursions phéniciennes, romaines, byzantines, ottomanes ou encore françaises, les populations Amazigh ont peu subi les influences extérieures, à l’exception du parler dialectal qui a été enrichi par ces apports culturels extérieurs .

Pour le professeur Benramdane l’identité est d’abord une affaire de noms propres. «Chaque société a un stock de noms propres», a-t-il dit. Il a noté qu’historiquement, les noms, en Algérie, «sont des noms de synthèse». Il a distingué, à ce propos, trois souches fondamentales , dont dérivent nos noms propres :

– la couche libyco-berbère,
– la couche arabe qui englobe aussi la strate phénico-punique, à quoi s’ajoutent ce qu’il a appelé «les contaminations étrangères» (gréco-latines, turques, espagnoles, françaises, etc).

Les experts Algériens, dans l’histoire antique de notre pays, sont donc catégoriques , pour dire , dans un consensus parfait, que notre identité Amazigh a été ,avec le temps, enrichie par d’autres cultures, qui font la richesse de notre patrimoine historique .

La culture Algérienne , profondément arabo/ Amazigh, liée par l’islam, a constitué le socle d’une identité plurielle, qui a toujours été un levier d’union et non de division.

Notre histoire, il faut le reconnaître a été instrumentalisé odieusement, en supprimant le chapitre le plus glorieux de l’Algérie , pour faire de notre pays un pays sans histoire et sans avenir.

L’histoire est la propriété des historiens . Les ignorants n’ont pas le droit de parler de l’histoire, pour éviter d’en faire un facteur de division et de conflits.

Le Mausolée royal numide de Massinissa d’El Khroub- Constantine ( photo a gauche ) .
Le tombeau de celené fille de Cléopâtre et femme de Juba II roi numide de Maurétanie. Elle est enterrée à Tipaza ( photo à droite ) .

Hassen Kacimi

Biographie M. Hassen Kacimi :

– Ancien directeur au ministère de l’intérieur , ayant présidé pendant 5 ans , le comité interministériel chargé de l’étude et du suivi des problématiques migratoires.

– Gestion des crises , au sein du centre opérationnel du ministère de l’intérieur , que j’ai dirigé pendant cinq ans .

– Expert international des flux migratoires, reconnu par des organisations onusiennes.

– Expert du Sahel et de la gestion des crises .

– Représentation de l’Algerie , à l’étranger , en tant qu’expert.

– Plusieurs communications, à l’université de sciences politiques et l’école des sciences politiques
– Plusieurs communications à  l’école de guerre de Tamenfoust .
– Distinction de l’institut fédéral allemand des hautes études de sécurité .


Lire aussi :

Réponse de Monsieur Kacimi Hassen à un Maroco-espagnol , pro sioniste, de Ceuta et Melila.