L’Algérie envisage de développer l’hydrogène vert

L’Algérie envisage de développer l’hydrogène vert

Considéré comme faisant partie des énergies du futur, l’hydrogène vert, également appelé hydrogène propre, pourrait remplacer à terme les carburants fossiles comme le pétrole ou le gaz.

Dans les pays industrialisés, des sommes astronomiques sont en train d’être investies pour son développement. A titre d’exemple, le président américain, Joe Biden, prévoit d’investir environ 500 milliards de dollars dans l’innovation technologique autour de la transition écologique et de ses projets de recherche.

En Europe, ce sont 480 milliards qui seront injectés d’ici 2050, selon La Dépêche. La Palme d’or revient à la Chine qui prend un avantage notable sur les autres pays. L’empire du milieu est, en effet, le plus grand fabricant d’électrolyseurs, indispensable à l’extraction de l’hydrogène.

En Algérie, rien n’a encore été fait dans ce domaine. Cependant, des résultats probants pourraient être obtenus si les efforts étaient convenablement conjugués.

C’est le but d’un workshop sur le développement de la filière de l’hydrogène en Algérie co-organisé ce lundi à Alger par le ministère de la Transition énergétique et des Energies renouvelables et celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Les deux ministres respectifs, en l’occurrence Chems Eddine Chitour et Abdelbaki Benziane étaient naturellement présents.

Les opportunités, capacités et atouts de l’Algérie dans ce domaine, qui constituent un axe stratégique, ont été mis en exergue lors de ce workshop, selon le ministre de l’Enseignement supérieur.

Abdelbaki Benziane a annoncé, dans ce sillage, la création d’un pôle algérien de l’hydrogène. Ce dernier permettra de développer l’hydrogène vert dans notre pays, mais aussi d’en faire une alternative au gaz.

Chems Eddine Chitour est allé dans le même sens que son collègue en mettant en évidence l’importance d’un tel projet. Il a précisé, par ailleurs, la disponibilité des moyens en Algérie, notamment humains avec l’existence de près cent chercheurs spécialisés.

En marge de cet atelier, une convention a été signée entre les deux ministères. Elle a pour but de créer un élan de coopération entre eux. Un modèle énergétique national durable à l’horizon 2030 est en cours d’élaboration.

Skander Boutaiba