L’Algérie à la croisée des chemins : Une indépendance piégée

 L’Algerie à la croisée des chemins : Une indépendance piégée
Mr Hacene Kacimi
Mr Hacene Kacimi
Nous devons réfléchir ensemble pour faire face aux nouvelles menaces, connues ou inconnues, qui nous guettent. Réfléchir seul est une bonne chose , mais réfléchir à plusieurs est encore meilleur . Le débat est ouvert :

Aux menaces déjà existantes, aux frontières de l’est , les frontières de l’Ouest risquent, depuis peu , de connaître une situation tendue, avec les hostilités Marocaines au Sahara Occidental .

Dans l’histoire récente de notre pays, des hommes courageux , héroïques, aux mains nus, nous ont donné des leçons , pour nous dire que rien n’est impossible . Ils ont chassé ,avec le soutien du peuple ,l’armée coloniale, la plus sanguinaire et la plus puissante du monde .

Faisons ce miracle, maintenant, en chassant notre ennemi commun, l’ignorance. Ce mal qui nous ronge, qui nous tue. Il est la matrice de toutes les menaces, dans la vie d’une nation.

Sur les langues de tous les Algériens, s’exprime une grande colère qui se manifeste sous toutes les formes , comiques, ou dramatiques, dépeint avec force détail, parfois dans la violence, parfois dans un burlesque typiquement Algérien, qui vous dit «  el Ham idahak . » ( le malheur ou l’infortune font rire ).

L’Algérien est rebelle et patriote . il n’est plus en mesure de supporter les injustices, l’arrogance ou le mépris.

Voilà une une tragédie comique, à l’Algérienne , qui a trop duré, qui se déroule, sous les yeux médusés des Algériens, depuis 1962 .

Comme dans beaucoup de pays, dans le monde Arabe, où en Afrique, les Algériens ont subi la plus grande malédiction ,post indépendance ,de la mauvaise gouvernance qui a mené l’Algérie vers une hécatombe qui a menacé la vie des Algériens et la sécurité de notre pays.

L’Algérie a fait une révolution glorieuse, unique dans l’histoire universelle. Elle a fait le prestige de l’Algérie, dans le concert des nations, que nous n’avons pas suffisamment enseigné dans nos écoles. Elle a été écorchée et non abîmée , par ceux qui ont présidé aux destinées de notre pays.

La révolution Algérienne a été dirigée par des patriotes, instruits et éclairés , et non par des ignorants aveugles . Tous les dirigeants de la révolution, sont individuellement instruits et collectivement, une force collégiale et féconde , dans la pratique de la démocratie révolutionnaire .

La révolution a été collégiale. Elle s’est forgée dans la lutte armée qui a mené notre pays vers l’indépendance . Aucun chef de la révolution ne décidait seul, de l’avenir de la révolution. C’est ce génie qui a fait sa force et sa puissance.

L’indépendance a été confisquée. Les idéaux de la révolution ont été trahis . Le pouvoir personnel et tyrannique a chassé les instances démocratiques de la révolution Algérienne.

Après l’indépendance, la vie politique en Algérie a été rythmée, en dehors de tout processus démocratique, par les manœuvres occultes des clans qui ont marginalisé le peuple.

Le Président Benbella est arrivé au pouvoir, par un Coup d’Etat, contre les instances légitimes de la révolution, avec le coup de pouce du Président Égyptien Nasser et de Fethi Dib , patron des services secrets Égyptiens.

Le Président Boumedienne est arrivé au pouvoir , par la force , par le biais du clan d’Oudjda, par un coup d’Etat.

Le Président Chadli est arrivé, aussi, au pouvoir , par la force, par le biais du clan le plus fort .Le Président Chadli et Larbi  Belkheir, son puissant Chef de Cabinet, ont programmé l’Algérie, vers une destruction inévitable, qui s’est réalisée , à partir d’octobre 1988 .

Bouteflika est arrivé en 1999 ,dans les mêmes formes et dans les mêmes conditions , pour se venger et détruire, ce qui n’a pas été détruit , par les premiers . Il est parti , en laissant l’Algérie à genoux, au milieu du gué.

Hacene Kacimi