La presse marocaine accuse l’Algérie de crimes surréalistes : Le makhzen en plein délire

La presse marocaine accuse l’Algérie de crimes surréalistes : Le makhzen en plein délire
En difficulté sur plusieurs plans depuis le début de la pandémie de coronavirus, le makhzen tente de galvaniser les Marocains en accusant l’Algérie des pires atrocités qui puissent exister.
Ce mardi, des sites marocains, dont Yabiladi et un autre arabophone (Goud.ma), ont mis en ligne un scénario hitchcockienne mettant gravement, et faussement en cause, nos valeureuses troupes de l’ANP, dont nous ne reprendrons même pas un mot, afin de ne pas servir de caisse de raisonnante à ces agents hostiles à l’Algérie, spécialement placés au service d’un Makhzen  seulement alimenté par sa haine inextinguible à l’endroit de notre pays à cause de ses positions conformes au droit international  .
Lorsqu’il s’agit de l’Algérie, le presse marocaine « ne lésine pas sur l’imagination » pour inventer des scénarios hollywoodiens. Car, au demeurant, il n’y a pas mieux que d’inventer un ennemi coriace pour calmer le front intérieur. C’est en tout cas l’approche du makhzen.
Rien que pour la crise du coronavirus, et malgré la propagation inquiétante de la pandémie chez le voisin de l’ouest, le 360.ma, préfère dénigrer la gestion des autorités algériennes, laissant croire que la situation est chaotique dans notre pays.
En octobre 2016, le même 360.ma avait monté une histoire rocambolesque qui avait fait rire. Il avait en effet affirmé des officiers de l’armée algérienne avaient « été arrêtés par des militaires marocains à Guerguerat, une localité située dans le Sahara occidental occupé.
Si la presse marocaine étale sa haine anti-algérienne, elle ne pipe pas mot, en revanche, sur les frasques de Mohammed VI. Ce dernier a acheté, au mois de juillet dernier, un luxueux hôtel particulier à Paris, au pied de la tour Eiffel. Montant de l’acquisition : 80 millions d’euros.
Au lendemain de la prise de possession, le monarque a demandé à ses sujets de serrer la ceinturer pour pouvoir affronter la crise induite par le coronavirus.
Au lieu de s’autosaisir de cette affaire, ne serait ce qu’en faisant référence, les médias marocains, à l’exception du site d’information Le Desk, ont passé la nouvelle sous silence. L’information, quant à elle, a fait le tour du monde.

Mais le richissime roi est absent…
Dans un article publié sur Middle East Eye et intitulé « L’absence prolongée de Mohammed VI inquiète les Marocains », Aziz Chahir, docteur en sciences politiques et enseignant-chercheur à Salé, au Maroc, est revenu sur l’absence « remarquable du monarque dans un contexte de crise marqué par l’hégémonie de l’appareil sécuritaire ».

« Il faut reconnaître que depuis l’avènement de la pandémie de COVID-19, le ministre de l’Intérieur règne en maître absolu dans la gestion de la crise. Pour s’en convaincre, il suffit de revenir sur les décisions, pour le moins arbitraires, de prolonger l’état d’urgence sanitaire au plus grand dam du gouvernement, dirigé par le Parti de la justice et du développement (PJD), d’obédience islamiste », a-t-il notamment écrit.
Cependant, le roi du Maroc ne ménage pas ses efforts pour développer son business malgré « son état  de santé ». « Depuis son avènement en 1999, Mohammed VI passe davantage de temps à l’étranger qu’au Maroc », a-t-il ajouté.

Selon Gala, un magazine français du domaine de la presse people, « la fortune de la famille royale marocaine est estimée à 6,97 milliards d’euros, dont 4,85 appartiendraient au roi, ce qui en ferait le cinquième monarque le plus riche du monde».
Skander Boutaiba