La Fédération de football fustige le journal Ennahar, menace de saisir la justice

La Fédération de football fustige le journal Ennahar, menace de saisir la justice

La Fédération algérienne de football (FAF) a dénoncé, dans un communiqué, « la Une » du journal arabophone Ennahar, de ce dimanche 10 janvier, qu’elle qualifie de « manipulation grossière ».

« La Fédération algérienne de football marque avec beaucoup de regret et de consternation la Une du quotidien Ennahar qui fait dans l’amalgame et la manipulation grossière en associant la photo de son président à un autre événement avec intention de nuire et de porter préjudice, en faisant allusion à un avis d’appel d’offres restreint national et international, publié le 24 décembre 2020, portant aménagement et équipement de la résidence des Verts au Centre technique national de football de Sidi Moussa », assène le communiqué.

L’instance présidée par Kheïreddine Zetchi a tenu, dans ce contexte, à apporter quelques précisions. « La loi algérienne n’interdit en aucun cas le recours à un avis d’appel d’offres national et international et de faire jouer la concurrence, principe consacré par le code des marchés publics et respecté de tout temps par l’instance fédérale », rappelle d’emblée la FAF.

La Fédé ajoute que l’appel d’offres en question  est « national et international » et non pas uniquement international comme a rapporté Ennahar. « Tous les soumissionnaires ayant déposé leurs offres sont des entreprises algériennes, comme cela a été constaté lors de l’ouverture des plis le jeudi 7 janvier 2021 », précise le communiqué

Et d’ajouter, « A ce jour, la FAF n’a toujours pas procédé aux attributions desdits marchés, opération qui se fera dans les prochains jours et concernera les différents lots dont les attributaires seront des sociétés algériennes sans exception, et ce, en toute transparence et équité, comme cela a été toujours le cas pour tous les projets engagés par la fédération ».

La Fédération algérienne de football, a par ailleurs, précisé que toutes ses structures étaient instruites à l’effet « de privilégier à chaque fois le produit et le pavillon algériens ». Le but étant « de rompre justement avec d’anciennes pratiques ».

Enfin, la FAF dit se réserver le droit de recourir aux juridictions compétentes pour recouvrer ses droits.

Skander Boutaiba