La Chine tire la sonnette d’alarme : Un cas de peste bubonique détecté en Mongolie Intérieure 

 

La Chine tire la sonnette d’alarme : Un cas de peste bubonique détecté en Mongolie Intérieure 

Le monde devrait, vraisemblablement conjuguer avec un nouveau virus… la peste bubonique. En effet, en Mongolie Intérieure, une région autonome du nord de la Chine, un berger a « été diagnostiqué comme étant infecté par la peste bubonique », rapportent ce lundi 06 juillet, des médias.

« L’homme est actuellement pris en charge dans un hôpital et dans un état stable », précise-t-on de même source, assurant que la ville de Bayannur, d’où est originaire le berger a émis une alerte de troisième niveau (sur une alerte de quatre), mettant en garde les habitants contre la chasse, la consommation et le transport d’animaux potentiellement infectés.

Une alerte de niveau 3, la deuxième plus basse d’un système comptant quatre échelons, a été émise par les autorités chinoises.

Cet avertissement sanitaire restera en place jusqu’à la fin de l’année, précise l’agence de presse chinoise Xinhua. Les autorités sanitaires locales ont mis en garde la population sur le risque de transmission interhumaine, appelant les individus à se protéger, à signaler tout cas suspect de peste ou de fièvre sans cause claire et à rapporter toute découverte de marmottes mortes ou malades. Cette espèce de rongeurs est présumée avoir provoqué des épidémies de peste dans la région, notamment en 1911 (63.000 morts dans le nord de la Chine). Sont également désormais interdits la chasse et la consommation d’animaux qui pourraient causer une infection.

Une maladie « réémergente » selon l’OMS

La peste bubonique, la forme la plus courante de la peste, causée par la piqûre d’une puce infectée et provoquant une inflammation des ganglions lymphatiques, a engendré l’une des épidémies les plus mortelles de l’histoire humaine.

Au Moyen Age, cette maladie a entraîné la mort de 25 à 30 millions d’Européens en l’espace de cinq ans, entre 1347 et 1352, soit entre 30 et 50 % de la population du Vieux Continent à l’époque, ce qui a valu à cette épidémie le nom de «peste noire».

M.M.H/Agences