Joe Biden s’apprête à investir le bureau ovale : Les Usa s’enlisent

 Joe Biden s’apprête à investir le bureau ovale : Les Usa s’enlisent

C’est une investiture exceptionnelle marquée par l’enlisement de la situation.

La ville reste traumatisée par l’assaut meurtrier sur le Capitole, le 06  janvier, quand des centaines de partisans de Donald Trump avaient envahi le siège du Congrès pour tenter d’invalider la victoire de l’ancien vice-président  de Barack Obama.

Le président sortant, qui avait appelé ses supporteurs à marcher sur le Capitole, a été mis en accusation pour « incitation à l’insurrection » et son  procès en destitution pourrait s’ouvrir au Sénat peu après l’investiture de son  successeur.

Depuis le 06 janvier,  près de 70 manifestants ont été inculpés pour avoir  participé aux violences et des centaines de personnes font l’objet d’une  enquête. Parmi eux, des élus et des membres anciens ou actifs des forces de  l’ordre.

Afin de s’assurer que les Gardes nationaux ne présentent aucun risque pour  la sécurité, le FBI a annoncé contrôler les antécédents des réservistes qui  seront déployés mercredi.

« Nous voulons nous assurer que nous avons les bonnes personnes au sein de  la bulle » qui protègera le président et la vice-présidente, a expliqué lundi sur Fox News le général William Walker, chef de la Garde nationale de  Washington.

Le ministre de la Défense par intérim, Christopher Miller, a toutefois souligné qu’il n’existait jusqu’ici « aucune information sur une menace de  l’intérieur ».

Signe de la tension qui règne, une répétition de la cérémonie a été  brièvement interrompue lundi matin en raison d’une « menace extérieure », selon  la police, qui s’est révélée être une fausse alerte.  Cette cérémonie d’investiture sera exceptionnelle à plus d’un titre: n’y  assistera qu’un parterre limité d’invités et pas de public,

en raison de la

pandémie de coronavirus. Un champ de plus de 190.000 drapeaux a été planté sur  le Mall pour représenter ce public absent. Donald Trump aura, lui, aura déjà quitté la Maison Blanche pour sa  résidence de Mar-a-Lago, en Floride.

Il deviendra ainsi le premier président à  refuser d’assister à la prestation de serment de son successeur depuis Andrew  Johnson en 1869. Il quitte ses fonctions sur un ultime sondage défavorable, avec seulement  34% de bonnes opinions sur son action, un plus bas historique en quatre ans  selon l’institut Gallup.

Avant son départ, le milliardaire républicain devrait gracier ou commuer  les peines de prison d’une centaine de personnes, selon plusieurs médias. Ces derniers mois, Donald Trump a exonéré des collaborateurs et des proches. condamnés dans le cadre de l’enquête sur une possible collusion entre la Russie

et son équipe de campagne en 2016. Ces grâces, qui pourraient être annoncées mardi, pourraient concerner Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, le rappeur Lil Wayne, qui risque  jusqu’à 10 ans de prison pour possession d’une arme à feu, ou un célèbre médecin de Floride condamné pour fraude M. Trump pourrait aussi se gracier lui-même, ou certains de ses partisans poursuivis pour l’assaut contre le Capitole.

« Et s’il graciait ces personnes qui sont des terroristes du Capitole?,  s’est alarmée dimanche la cheffe des démocrates au  Congrès, Nancy Pelosi. Cette perspective inquiète même au sein du camp républicain.

« Demander une  grâce pour ces personnes serait une mauvaise chose », a prévenu dimanche sur Fox  New le sénateur Lindsey Graham, un proche de M. Trump.

Yacine Bouali et agence