Italie : une candidate algérienne aux élections régionales insultée et menacée 

 

Italie : une candidate algérienne aux élections régionales insultée et menacée 

Assia Belhadj, est une candidate aux élections régionales dans les rangs de parti démocratique, dans la région de Vénétie, en Italie.  Jusque-que là, l’information somme toute ordinaire. Sauf que cette candidate  affirme «  avoir subi des insultes et les menaces » notamment sur les réseaux sociaux.

« Je ne vous cache pas que le climat qui s’est créé en Vénétie me surprend et m’inquiète beaucoup. je reçois les insultes et les menaces, au rythme d’une centaine de messages toutes les demi-heures. je commence à avoir peur. Je commence à avoir peur. Mais je suis une mère, ils savent que je suis de Belluno, j’ai plus peur pour ma famille que pour moi », a en effet confié Assia Belhadj dans un entretien accordé au média Algérie Patriotique se disant prête à aller le plus loin possible dans la compétition. 

« Je n’abandonnerais pas, parce que je crois en ce que je fais, je le dois à celles et ceux qui me soutiennent, à mes enfants nés ici en Italie, le devoir en tant que mère d’aider à créer le bon environnement pour que mes enfants puissent vivre pleinement leur citoyenneté, au sens plus large », a affirmé l’algérienne, originaire de Seddouk, dans la wilaya de Bejaïa assurant que sa religion, l’Islam, est une des raisons d’autant de haine sur les réseaux. « Bien sûr, on m’attaque aussi parce que je suis musulmane et d’origine étrangère.  Ils sont incapables d’accepter ces nouveaux citoyens, nous devons donc travailler davantage sur le sensibilisation et sur les projets futurs pour favoriser un changement de paradigme culturel, en tant qu’atout et non pas comme un danger menaçant le culture italienne », a-t-elle attesté. 

Mais Assia Belhadj peut compter sur le soutien de  « nombreux mouvements, associations, hommes politiques », qui lui on demandé « d’aller de l’avant et de poursuivre mon combat pour faire de notre province et notre région un lieu plus accueillent pour toutes et tous ». 

Meriem Maram Houali