Intervention du Dr Said Ayachi, Président du CNASPS :  L’Algérie est à la pointe des combats libérateurs

Intervention du Dr Said Ayachi, Président du CNASPS :  L’Algérie est à la pointe des combats libérateurs

Le Dr Said Ayachi, président du CNASPS) que j’ai eu l’insigne honneur d’interviewer depuis peu, est un homme de convictions et de principes. Son intervention de ce jeudi à l’occasion de la célébration du 45ème anniversaire de la naissance  de la RASD est un vrai chef d’œuvre e justesse, de rectitude et de maitrise du droit international.

Avec un homme de cette trempe, la fierté de se sentir algérien déjà, prend tout son sens, ainsi que sa pleine puissance. « En Algérie, le mot solidarité a une valeur et un sens très importants et qui trouvent leur considération dans l’action : dans un passé très récent l’Algérie a aidé, soutenu et accompagné 15 mouvements de libération africains et extra-africains, jusqu’ ‘à ce que ces pays accèdent à l’indépendance ».

cette indicible fierté ne peut qu’aller crescendo avec la suite de cette intervention ; carrément épique : « après leur indépendance, au titre de la solidarité et de la fraternité. Et plus encore, il y a 10 ans, l’Algérie a purement et simplement effacé les dettes que lui doivent ces pays frères et amis, sans aucune condition ».

Chez nous, fort heureusement, il est des fondements sacrés, et des choix inexpugnables, dont nous nous enorgueillissons. Le soutien total et inconditionnel apporté à nos frères sahraouis est un choix évident qui ne pouvait même pas se poser à aucun d’entre nous : «  l’Algérie soutient et accompagne le Front Polisario qui conduit le glorieux combat du courageux peuple sahraoui pour la liberté et l’indépendance.

Parce qu’en Algérie, nous avons fait le serment à nos martyrs de s’opposer à toute forme de colonialisme ou d’occupation ». le droit international, auquel chaque Etat est supposé se plier sans conditions, est également convoqué dans cette déclaration appelée à demeurer dans les annales : « le Droit International est clair, parce que la Charte des Nations Unies est claire en matière de décolonisation : le Peuple Sahraoui a le droit de bénéficier d’un référendum d’autodétermination, qui lui permet de choisir librement son destin ».

Le recours à la force, et au langage des armes, et devenu dès lors un choix inéluctable. Trop de fausses promesses, et de trahisons, ont été commises en plus de quarante longues années de combat homérique : « Les Sahraouis ont fait confiance en l’ONU ».

Mais, en échange de cette confiance, et de cette retenue, ma foi légendaires, c’est le Maroc qui en est tacitement récompensé, à cause de son impunité absolue, en dépit de ses graves atteintes aux droits de l’Homme dans les territoires occupés et du pillage systématique des ressources et richesses de ces territoires. Désormais, « Les sahraouis sont énormément déçus par l ’ONU.

Ils sont profondément frustrés. Aujourd’hui ils se demandent s’ils doivent encore garder leur confiance en l’ONU ». Fort pertinente, cette question se pose en effet de manière on ne peut  plus lancinante…

Mohamed Abdoun