Installation d’une commission mixte Agriculture/hydraulique

Installation d’une commission mixte Agriculture/hydraulique

L’Algérie, qui est un pays continent avec plus de 80 % de terres sahariennes et donc très arides, ne doit pas se limiter à la seule exploitation des oasis existantes. Là où il y a un sol organo-minéral et de l’eau, une oasis peut surgir, et ce sont de 1.800.000 ha à 2 000 000 ha, selon les statistiques gouvernementales qui peuvent bénéficier, à long terme, d’un aménagement oasien, indiquent les experts en la matière. Toutefois, même si la nappe de l’albien est considérable, l’évapotranspiration (ETP) (démentielle) accélère et augmente la demande climatique des cultures, donc la rotation des arrosages et les volumes d’eau pompées de la nappe.

Ceci aurait de graves conséquences environnementales sur les zones exploitées, comme le rabattement accéléré du niveau piézométrique de la nappe, l’augmentation de la salinité de l’eau et la salinisation secondaire des terres par dépôts des sels.

Cependant, scientifiquement et méthodiquement, il est très possible de remédier à de telles situations catastrophiques. C’est pourquoi une commission mixte «gestion et exploitation de l’eau en agriculture» a été officiellement installée mardi 9 juin en présence de messieurs Cherif Omari, Arezki Berrak et Fouad Chahet, respectivement, ministre de l’Agriculture et du développement rural, ministre des Ressources en eau et ministre délégué chargé de l’agriculture saharienne et des montagnes. Au cours de cette rencontre à laquelle ont pris part les cadres des deux secteurs, le ministre de l’agriculture et du développement rural a mis en relief dans son discours, le travail de coordination et de concertation qui doit être exécuté  par les deux départements ministériels afin de répondre efficacement à la mise en place d’une agriculture moderne dont le pivot est  l’exploitation rationnelle de la ressources hydrique.

En outre, Il a jugé que la décision doit être prise de manière transparente et méthodique pour déboucher sur une efficacité croissante, tout en insistant  sur l’obligation  de développer une coordination permanente entre les deux secteurs afin de relever le défi de la sécurité alimentaire et relancer le développement rural, notamment  à travers l’agriculture saharienne et de montagne.

Il rappelle à cet effet que «L’Etat ne lésinera pas sur aucun effort pour mettre à la disposition des agriculteurs tous les moyens et les facilitations leur permettant de travailler dans les meilleures conditions».

Il a rappelé aussi l’importance qu’il y a d’assurer la disponibilité de l’eau et de veiller à son exploitation optimale, à travers le recours à des techniques modernes. De son côté,  le ministre des Ressources en eau a déclaré que la sécurité alimentaire repose sur une agriculture moderne fondée sur les principes du rendement et de l’utilisation rationnelle de la ressource hydrique.

Dans ce sens, il a recommandé  d’élargir les superficies irriguées. «La commission mixte aura pour mission de discuter de tous les problèmes et de toutes les actions à entreprendre», a-t-il conclu.

Dernier à prendre la parole, Fouad Chéhat a préconisé un encadrement adéquat des actions qui ont été décidées dans le cadre du développement de l’agriculture saharienne et des montagnes afin d’impulser à celle-ci une nouvelle dynamique.

 

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