Installation d’un observatoire lié à la disponibilité des produits  pharmaceutiques : Une initiative louable et à saluer très fort

Installation d’un observatoire lié à la disponibilité des produits  pharmaceutiques : Une initiative louable et à saluer très fort

Le ministre de l’industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmed, a procédé ce mardi à l’installation de l’observatoire de suivi en temps réel de la disponibilité en temps réel de l’ensemble des médicaments et produits pharmaceutiques jugés essentiels. Objectif clairement affiché : mettre un terme définitif  aux pénuries et aux ruptures de stocks, le tout de manière intelligente, et particulièrement révolutionnaire.

A travers cette démarche inédite, il est question d’arrêter et d’actualiser en temps réel la liste des médicaments essentiels. Dans ce processus, il est question de santé publique hautement stratégique. L’aspect économique passe au second plan.

La nouveauté révolutionnaire incluse dans cette démarche, absolument révolutionnaire, consiste surtout à impliquer les prescripteurs, systématiquement tenus au courant de cette liste, qui sera actualisée tous les mois.

« Il est question de rationaliser les dépenses, sans pour autant léser notre système de santé, qui est un des meilleurs au monde », a tenu à préciser Lotfi Benbahmed. Une corrélation poussée et suivie entre les producteurs et les importateurs. Chacun, dans son domaine d’activité propre, va devra communiquer ses prévisions.

La mise à disposition de cette liste, constamment mise à jour et actualisée, devrait permettre aux prescripteurs de n’inclure dans leurs ordonnances que les produits véritablement disponibles au temps « T ». Producteurs e, importateurs et officines pharmaceutiques sont appelés à alimenter cette liste.

Partant de ces données, judicieusement centralisées, il devient possible de suivre l’évolution des stocks de l’ensemble des médicaments et, partant, d’anticiper les éventuelles pénuries et/ou ruptures de stocks. Cela permettra, à terme, d’agir ou de réagir en amont. Anticiper les actions de régulation, aux échelons locales ou bien nationale : tel est le maitre-mot de cette initiative.

Si pour Benbahmed, qui nous a fait l’honneur de nous recevoir en audience en marge de la cérémonie d’installation de cet observatoire, « il n’est pas possible d’en finir définitivement avec les pénuries, à causes e facteurs exogènes qui ne dépendent absolument pas de nous, il deviendra possible de réduire, de manière particulièrement significative, ce phénomène particulièrement dommageable pour la santé publique ».

Mohamed Abdoun