Industrie pharmaceutique : cap sur les exportations  

Industrie pharmaceutique : cap sur les exportations  

L’industrie pharmaceutique se précise en Algérie. Notre pays est, en effet, en phase de « passer » d’un pays importateur à celui, non seulement de producteur, mais également « d’exportateur ».

C’est en tout cas ce qui ressort des déclarations faites ce mardi matin par le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmed.

« Les  unités nationales de production vont produire, et ce, à partir du mois prochain, des médicaments destinés pour le marché national, y compris des traitements pour le Covid-19, le diabète et le cancer », a fait savoir le ministre qui intervenait sur les ondes de la Radio nationale. Des pourparlers sont d’ailleurs engagés, dans ce sens, avec des partenaires étrangers. Ce n’est pas tout.

Le secteur de l’industrie pharmaceutique vise également les marchés internationaux du médicament. Á ce propos, Lotfi Benbahmed parle de 5 milliards de dollars d’exportations. 

Pour ce faire, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, a réitéré son « engagement » à  développer la production locale, à travers notamment, l’accompagnement des industriels locaux, en levant les différentes contraintes qui entravent la réalisation de leurs projets.  C’est un des objectifs sur lesquels s’attèle le département ministériel de Lotfi Bnebhamed.

« Nous nous attendons en outre à ce que 50 nouvelles usines de production de médicaments soient lancées en 2020/2021 dont 21 seront réceptionnées d’ici la fin de l’année en cours et qui seront performantes pas seulement en produits pharmaceutiques chimiques comme auparavant (comprimés surtout) mais en médicaments sous forme injectable et autres (corticoïdes, hormones) », avait indiqué récemment le ministre dans son entretien au magazine El Djazaïr.com. « Ces unités privées, de très haut niveau, vont nous permettre de faire baisser la facture d’importation et de nous projeter vers l’export car elles utilisent des technologies que nous maîtrisons maintenant. Nous orientons donc la production vers les produits à forte valeur ajoutée car la médecine d’aujourd’hui se tourne aussi vers les maladies chroniques qui demandent des produits médicamenteux performants. Nous demandons aussi aux multinationales installées en Algérie d’aller vers des produits très complexes, d’ailleurs l’Algérie importait pour 400 millions d’euros (20% de la facture d’importation du médicament) l’insuline, et qui sera fabriquée dorénavant en Algérie », avait-il soutenu.