« Il faut regagner la confiance du citoyen »

Mme Amel Abdellatif Directrice générale des Impôts

« Il faut regagner la confiance du citoyen »

Abordé à l’occasion de l’ouverture des assises nationales sur la réforme fiscale, Mme Amel Abdellatif Directrice générale des Impôts, a tenue à nous préciser que les participants aux 5 ateliers de ses assises, auront toutes les possibilités pour faire part de leurs problèmes et inquiétudes, mais également les disfonctionnements qui trouvent au niveau de l’administration, les difficultés d’interprétation des dispositions légales, un problème de pression fiscale, ou carrément un problème de mise en œuvre de la disposition. « Les thèmes qui seront abordés sont vastes. Plusieurs thématiques et problématiques, qui pourront-être débattus, avec une analyse critique, de manière à sortir avec des recommandations. L’administration fiscales, et les représentants de la direction générale des impôts, ne vont pas assurer la présidence de ces ateliers, mais plutôt, viendront en soutien et pour collecter les informations des participants, et essayer de faire sortir des recommandations qui pourraient nous servir à faire des propositions, que ça soit, en termes législatifs, ou en termes organisationnels, ou en termes procédurales, puisqu’il s’agit de regagner la confiance du citoyen, et en regagnant la confiance du citoyen, tout le monde va gagner pour la simple et unique raison, que le contribuable bénéficiera  d’une bonne prestation de service. L’administration fiscale, pourra mobiliser des recettes pour ouvrir des dépenses publiques, en finalité, nous travaillons tous pour le même objectif » nous a confié la responsable. Interrogé sur les mesures d’accompagnement prises au profit des commerçants impactés par la Covid-19, notre interlocutrice, rassure : «  Pour la crise actuelle qui résulte de la crise sanitaire également, beaucoup d’entreprises sont en situation de difficulté financière, puisqu’elles sont restées pendant plusieurs mois, sans exercer, et là l’administration fiscale a pris pas mal d’engagements et de mesures, dans celle de report des déclarations, la possibilité de souscrire ou de réviser les calendriers du paiement, en fonction de la situation financière de chaque entreprise, mais le problème que nous avons rencontré, c’est qu’en fait, les sociétés, les entreprises, ou les personnes physiques, ne connaissent pas tous les dispositifs d’aide qui sont prévus au niveau de la loi. Il faut ainsi se rapprocher de l’administration fiscale, pour faire part de leurs situations, et là encore, on pourra leur proposer des dispositifs en fonction de chaque cas » rassure-t-elle. Enfin, Mme Amel Abdellatif, rappelle que le débat est ouvert sur tous les aspects de réforme. « Donc, quand on parle de réformes fiscales, c’est dans sa globalité. Donc, on peut toucher aux aspects législatifs à terme, comme on pourrait revoir l’organisation, les procédures, et tous les aspects qui pourraient améliorer la qualité des services publics. Honnêtement, ce n’est que le lancement des débats, il va y avoir d’autres rencontres, peut-être, avec la Direction générale des impôts, pour avoir plus d’informations, discuter plus de certaines problématiques réelles, et sortir par la suite avec des conclusions » conclut-elle.

Yahia Maouchi